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 La Maison de l'Inspir

Moment présent, Moment merveilleux!

30 Décembre 2014 , Rédigé par Maison de l'Inspir

Moment présent, Moment merveilleux!

Voici une pratique de méditation sur la bonté aimante offerte par Thay et que nous vous invitons à pratiquer chaque jour. La première partie s'adresse à nous-même, la deuxième partie s'adresse à une personne bien-aimée et la troisième partie à la personne qui nous a fait souffrir. C'est bien de visualiser le visage de la personne et de vous dire son nom. La première partie de la méditation est très importante, ne la mettez pas de côté!

Méditation guidée : une méditation sur la bonté aimante adressée à moi-même :

Que je sois paisible, heureux et léger dans mon corps et mon esprit.

Que je sois sain et sauf dans ma vie quotidienne, épargné des accidents.

Que je sois libre de la colère, des soucis, de la peur.

Que je sache me regarder avec les yeux de la compréhension et de l’amour.

Que je puisse reconnaître et être en contact avec les graines de la joie et du bonheur en moi .

Que je sache me nourrir chaque jour avec de la joie.

Que je puisse vivre dans la fraîcheur, la solidité et la sérénité.

Que je ne tombe pas dans l’indifférence, et ne m’emprisonne pas dans l’un des deux extrêmes que sont l’attachement et l’aversion.

Méditation guidée : une méditation sur la bonté aimante dirigée vers mes bien-aimés :

Qu’il ou elle soit paisible, heureux et léger dans son corps et son esprit.

Qu’il ou elle soit sain et sauf dans sa vie quotidienne, épargné des accidents.

Qu’il ou elle soit libre de la colère, des soucis, de la peur.

Qu’il ou elle sache se regarder avec les yeux de la compréhension et de l’amour.

Qu’il ou elle puisse reconnaître et être en contact avec les graines de la joie et du bonheur en lui ou en elle.

Qu’il ou elle sache se nourrir chaque jour avec de la joie.

Qu’il ou elle puisse vivre dans la fraîcheur, la solidité et la sérénité.

Qu’il ou elle ne tombe pas dans l’indifférence, et ne s’emprisonne pas dans l’un des deux extrêmes que sont l’attachement et l’aversion.

Méditation guidée : une méditation sur la bonté aimante dirigée vers celui/celle qui me fait souffrir :

Qu’il ou elle soit paisible, heureux et léger dans son corps et son esprit.

Qu’il ou elle soit sain et sauf dans sa vie quotidienne, épargné des accidents.

Qu’il ou elle soit libre de la colère, des soucis, de la peur.

Qu’il ou elle sache se regarder avec les yeux de la compréhension et de l’amour.

Qu’il ou elle puisse reconnaître et être en contact avec les graines de la joie et du bonheur en lui ou en elle.

Qu’il ou elle sache se nourrir chaque jour avec de la joie.

Qu’il ou elle puisse vivre dans la fraîcheur, la solidité et la sérénité.

Qu’il ou elle ne tombe pas dans l’indifférence, et ne s’emprisonne pas dans l’un des deux extrêmes que sont l’attachement et l’aversion.

Moment présent, Moment merveilleux!
Thay se réjouissant d'une tasse de thé tout en regardant la Marne (septembre 2012)
Thay se réjouissant d'une tasse de thé tout en regardant la Marne (septembre 2012)

Voici un extrait d'un livre "Healing into life and death" (Guérir dans la vie et la mort) par Stephen Levine. Comme ce passage m'a beaucoup inspiré je l'ai traduit pour le partager avec vous.

Arrêter la guerre

Il y a quelques années durant la guerre en Corée, Paul Reps, écrivain et pratiquant de méditation depuis de nombreuses années, essayait d'entrer au Japon pour aller étudier et pratiquer dans un monastère Zen à Kyoto. A ces moments là seuls les occidentaux qui étaient militaires pouvaient obtenir un visa. Tout en remplissant les documents nécessaires l'officier d'immigration lui dit qu'il ne serait pas possible pour lui de visiter le Japon car il n'était pas un "allié militaire". Assis en face de l'officier d'immigration, il retourna sa demande de visa et écrivit au dos "Me faisant une tasse de thé vert, j'arrête la guerre", et il la redonna à l'officier. Celui-ci regarda longuement le poème, le lisant silencieusement pour lui-même "Me faisant une tasse de thé vert, j'arrête la guerre". Puis en retournant le papier, il approuva la demande d'entrée au Japon pour Paul Reps. En le regardant il lui dit : "Nous avons besoin de plus de personnes comme vous dans notre pays actuellement".

Mais que veut dire : faire une tasse de thé qui arrête la guerre?

Paul Reps n'essayait pas d'être astucieux, il était réel. Il parlait de la rencontre de la bataille incessante du besoin de contrôle, de nos vieux conflits intérieurs, avec autre chose, une autre façon d'être. La façon de préparer une tasse de thé qui ne continue pas la guerre, qui n'aggrave pas le conflit, l'impatience, l'attente, le désir que les choses soient différentes de ce qu'elles sont, et de simplement laisser l'eau bouillir.

Avons-nous déjà laissé l'eau bouillir et rien d’autre? Sommes-nous simplement restés debout n'ayant nul par où aller, ouvert seulement à cela? Ou sommes-nous en train de penser à l'eau en train de bouillir? Espérant qu'elle boue? L'imaginant bouillir? Impatient si elle ne boue pas? Avez-vous déjà fait bouillir de l'eau sans but, sans avoir le besoin que l'eau soit différente? Sans attente? L'attente est la guerre. L'impatience est la guerre. Le moment est insatisfaisant et la paix ne peut pas être trouvée. La guerre continue dans l'esprit, l'urgence que ce moment n'est pas suffisant et "où est mon thé?????" En faisant une tasse de thé, je nourris la guerre. Encore plus de conflit. Encore plus d'idées sur comment les choses devraient être et moins d'espace pour les choses telles qu'elles sont.

Assis à la table, remarquant "j'aimerais avoir une tasse de thé!" Observer comment l'esprit et le corps pensent qu'une tasse de thé serait agréable. Observer la motivation de faire du thé et non "Je dois avoir une tasse de thé immédiatement!" Ceci est la guerre, l'eau gelée du plaisir réclamé, qui amène plus de tension, plus de conflit, les mêmes vieilles choses. Observer comment vous vous levez, comment vous marchez jusqu'au placard, observer l'expectation. L'expectation est la guerre. L'expectation est souffrance. L'expectation est déception. Mais au lieu de cela, simplement être là. Pas de conflit. Pas de recherche frénétique dans les différents paquets de thé pour découvrir celui qui stimulerait le plus votre palais, mais au contraire laisser le thé vous choisir. Permettre au thé de venir dans votre main au lieu de le saisir, de l'empoigner.

En faisant une tasse de thé, j'arrête la guerre. Regardant, observant, goûtant le désir pour le thé alors que la main prend la théière. Sentir la poignée de métal froid de la théière sur la chaleur de la main. Sentir la texture de la poignée. Rien d'autre à faire, nul part d'autre où aller. Uniquement ce moment pour toujours. Simplement cette ainsité. Sentant le sol sous vos pieds lorsque vous marchez jusqu'à l'évier. Le bras s'étirant, sentir le poids de la théière lorsque la main arrive au robinet. Sentir la fraicheur du robinet, recevoir le froid. Rien d'autre n'a besoin d'être différent. Le son de l'eau alors qu'elle arrive dans le pot. Remarquer comment le son change alors que le pot se remplit. Remarquer l'expectation d'avoir le pot plein. Remarquez la peur subtile que l'eau pourrait déborder. En refermant l'eau froide, sentir la condensation sur la poignée, écouter le craquement du joint alors que la poignée arrête l'écoulement de l'eau. La main qui bouge sur la poignée, sentir la musculature des doigts qui se plient autour, le bras allongé qui porte à présent un poids plus lourd que l'instant d'avant alors que le pot plein est amené jusqu'à la cuisinière. Entendre le son du gaz alors qu'il s'allume sous la théière, peut-être sentez-vous la chaleur qui s'enroule autour du pot et atteint la main. Remarquer la main qui s'en éloigne. Remarquer aussi, la peur subtile d'être brulé. Rester complètement dans le moment présent. Rien d'autre. Rien du passé amené dans le présent pour filtrer ce moment. Seulement ce moment tel qu'il est.

Seulement être debout. Simplement le son des bulles d'air venant de l'eau froide alors qu'elle chauffe. Sentir les jambes se lever et bouger alors qu'elles marchent autour de la pièce vers la boite à thé. Les yeux qui touchent la boite. Remarquer la reconnaissance. Remarquer le désir. La boite dans la main. Le thé et moi-même sommes ici. Rien d'autre. Sentir les muscles alors qu'ils soulèvent la boite à thé. Sentir les muscles, les extenseurs et les fléchisseurs dans les bras, sentir les doigts. Ouvrir. L'arome du thé vert dans les narines. Simplement sentir le thé. Seulement l'appréciation. Mettez la cuillère dans le thé, le moment présent reçu tel qu’ il est, aucune guerre, ne pas être autre part. Mettre le thé dans la tasse. La main se retire.

Retourner à la chaise de la cuisine, sentir les genoux qui se plient. Sentir le poids de la gravité sur le corps. Entendre l'eau bouillir. Rien d'autre à faire que d'être. Ensuite la vapeur. L'intention de l'esprit de se lever, de prendre l'eau pour le thé. Seulement l'eau qui boue. Simplement se lever. Simplement les muscles tirés par le poids du pot rempli. Sentir les pieds contre le sol marchant jusqu'à la table. Simplement poser le pot en toute sécurité où rien ne sera brulé ou éraflé. Remarquer l'intention, sentir les changements dans la musculature des bras alors que le pot est incliné vers la tasse. Simplement la sensation du pot qui devient plus léger alors que l'eau se mélange avec le thé. Simplement la vapeur qui s'élève, simplement le thé. Rien n'a besoin d'être différent. La sensation de la cuillère froide dans la main. Seulement le son de la cuillère alors qu'elle mélange le thé dans l'eau, la fragrance du thé qui macère. Recevoir chaque moment tel qu'il est, c'est suffisant. Ne pas boire le thé qui n'est pas encore fait, plus de guerre, simplement ce qui est.

Simplement la vastitude extraordinaire que rien n'a besoin d'être différent de ce qui est. Vous êtes soit en train d'attendre ou vous êtes patient. La patience est la paix. L'attente est la guerre.

Ne pas attendre pour le thé, ne rien attendre, même pas attendre que cette histoire soit terminée. En lisant cette histoire, arrêtez-vous la guerre ou la continuez-vous? Est-ce que ce moment n’est pas suffisant ou bien est-ce tout? Expérimentez-vous véritablement ce moment?

Simplement reconnaitre que le thé est prêt. Non pas "une tasse de thé finalement!" mais simplement une tasse de thé. Simplement une autre opportunité pour la guérison. Simplement la main qui s'avance pour recevoir la poignée de la tasse. Simplement remarquer la chaleur. Remarquer la texture et la fragrance. Tout simplement une tasse de thé. Simplement ce moment dans sa nouveauté. Seulement la main qui touche la tasse, le bras qui se rétracte, la fragrance qui s'accroit alors que la tasse s'approche des lèvres. Si présent. Remarquer la lèvre inférieure qui reçoit la chaleur de la tasse, la lèvre supérieure arquée pour recevoir le liquide. Remarquer le premier goût du thé alors que le thé entre en contact avec les lèvres. La fragrance et la chaleur s'élevant dans la bouche. La première attention du goût. Le contact du thé chaud sur la langue. La langue qui fait bouger le thé tout autour dans la bouche. L'intention d'avaler. La chaleur qui s'étend jusque dans l'estomac.

Quelle merveilleuse tasse de thé.
Le thé de la paix, de la satisfaction.
En buvant une tasse de thé, j'arrête la guerre.
Moment présent, Moment merveilleux!
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Voici le lien pour écouter le discours au Vatican

4 Décembre 2014 , Rédigé par Maison de l'Inspir

Voici le lien où vous pouvez écouter le discours au Vatican. Soeur Chan Khong parle à 42mn36

http://www.youtube.com/watch?v=s2VPAFFD1Ak&index=2&list=UU7E-LYc1wivk33iyt5bR5zQ
lecture de Sr Chan Kong 42mn36

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Message de Thay au Vatican le 2 décembre 2014

3 Décembre 2014 , Rédigé par Maison de l'Inspir

Voici la traduction du Message de Thay au Vatican le 2 décembre 2014

Les leaders religieux ensemble contre l'esclavage, crime contre l'humanité

Maitre Zen Thich Nhat Hanh
(représenté par la Vénérable Bhikshuni Thich Nu Chan Khong, ainée de ses étudiants monastiques)


Sa Sainteté, Excellences, Vos Eminences, Cher Vénérables, chers Invités les plus distingués, Mesdames et Messieurs, permettez-moi de lire les mots que notre Maitre Bien-aimé, le Maitre Zen Thich Nhat Hanh, souhaite vous partager aujourd'hui.


"Nous sommes reconnaissants de pouvoir être ainsi tous rassemblés aujourd'hui pour annoncer au monde notre engagement à travailler ensemble afin d'éradiquer l'esclavage moderne; et de lancer un appel à l'aide à tous ceux qui sont engagés dans le trafic humain pour ARRETER leur exploitation; et de demander à tous les dirigeants du monde et à toutes les organisations de protéger la dignité de ces jeunes femmes, hommes et enfants. Ils sont nos filles et nos fils, nos sœurs et nos frères.


"Il est clair que dans cet âge de la mondialisation, ce qui arrive à l'un d'entre nous, arrive à tous. Nous sommes tous interconnectés, et nous sommes tous coresponsables. Si nous nous laissons emportés par nos problèmes quotidiens dans la recherche de nos besoins matériels et de notre confort émotionnel, même avec la meilleure volonté du monde, nous serons trop occupés pour réaliser notre aspiration commune.


"La pratique de la contemplation va de pair avec l'action. Sans une pratique spirituelle nous abandonnerons notre rêve très rapidement.


"Les merveilles de la nature, les merveilles de la vie sont en chacun d'entre nous, le Royaume de Dieu est en chacun de nous, la Terre Pure, le Nirvana sont en chacun de nous et nous tous, suivant l'enseignement de notre propre tradition devons pratiquer pour entrer en contact avec ceux-ci. Ainsi nous pourrons avoir la guérison et la nourriture spirituelle, la joie et le bonheur nés de cette vision profonde : le Royaume de Dieu est disponible dans l'ici et le maintenant. Nous partageons tous ce sentiment d'amour et d'admiration pour la nature ; celui-ci a le pouvoir de nous nourrir, de nous unir, et de retirer toute séparation et toute discrimination.


"En contact avec tout ce qui est rafraichissant et guérissant, nous nous LIBERONS de nos soucis quotidiens pour notre confort matériel, et ainsi nous avons BEAUCOUP plus de temps et d'énergie pour réaliser notre idéal qui est celui d'apporter la liberté et la compassion pour tous les êtres vivants. Comme nous pouvons le lire dans les Evangiles :" Ne vous inquiétez pas de ce que vous mangerez, de ce vous boirez, de ce que vous porterez. Cherchez tout d'abord le Royaume de Dieu et toutes ses choses vous seront données. Ne vous inquiétez à propos de demain. Demain s'occupera de lui-même."


"Dans notre travail à éradiquer l'esclavage moderne, nous DEVONS trouver le temps de prendre soin de nous-mêmes, et de prendre soin du moment présent. De cette façon nous trouvons une paix dans notre corps et notre esprit qui nous permet de continuer notre travail. Nous avons besoin de reconnaitre et d'embrasser notre propre souffrance, notre colère, peur, et désespoir de telle sorte que l'énergie de compassion puisse être maintenue dans notre cœur. Avec la clarté dans notre esprit, nous aurons de la compassion non seulement pour les victimes mais également pour les trafiquants eux-mêmes. En reconnaissant la souffrance des trafiquants, nous pourrons les aider à s'éveiller et à arrêter ce qu'ils font. Notre compassion peut aider à les transformer en amis et en alliés pour notre cause.


"Nous avons besoin d'une COMMUNAUTE SPIRITUELLE pour pouvoir continuer notre travail de compassion, pour nous soutenir et nous protéger - une véritable communauté, où nous pouvons y trouver la fraternité, la compassion et la compréhension. Nous ne devons pas faire ce travail en tant que cavalier seul, ou guerrier solitaire. La racine de l'esclavage moderne est très profonde, et les causes et les conditions, les réseaux et les structures les soutenant sont complexes. C'est pourquoi nous avons besoin de construire une communauté qui puisse continuer ce travail de protéger la vie humaine non seulement jusqu'en 2020 mais pour très longtemps dans le futur.


Le monde dans lequel nous vivons est mondialisé, ainsi que cette nouvelle forme d'esclavage, qui est connecté avec les systèmes économiques, politiques et sociales. Notre éthique et notre moralité doivent également être mondialisées. Un nouvel ordre mondial appelle pour une nouvelle éthique mondiale. Nous devons nous asseoir ensemble, en tant que personnes de nombreuses traditions, comme nous le faisons maintenant, pour trouver les causes de cette souffrance. En regardant ainsi profondément ensemble, avec clarté, calme et paix, nous comprendrons les causes de l'esclavage moderne, et nous pourrons ainsi trouver une solution pour en sortir.

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Les leaders religieux ensemble contre l'esclavage, crime contre l'humanité

2 Décembre 2014 , Rédigé par Maison de l'Inspir

Les leaders religieux ensemble contre l'esclavage, crime contre l'humanité

Les leaders religieux ensemble contre l'esclavage, crime contre l'humanité

Pour la première fois de l'histoire, les chefs des communautés catholique, anglicane et orthodoxe, ainsi que bouddhiste, hindoue, juive et musulmane, s'engagent conjointement dans le cadre d'une lutte commune contre l'esclavage. A l'occasion de la Journée internationale pour l'abolition de l'esclavage, ils se sont réunis à... Rome afin de signer une déclaration commune, dans laquelle l'esclavage est considéré comme un crime contre l'humanité.

Ce mardi 2 décembre, plusieurs chefs religieux étaient ainsi réunis au Vatican dans le cadre d'une initiative historique visant à éradiquer de manière définitive l'esclavage moderne dans le monde entier d'ici 2020.
Ils ont en effet signé la Déclaration commune des chefs religieux contre l'esclavage moderne, afin de souligner le fait que l'esclavage moderne ( sous la forme de traite des êtres humains, de travail forcé et de prostitution, de trafic d'organes et de toute relation ne respectant pas la conviction fondamentale selon laquelle tous les individus sont égaux et bénéficient de la même liberté et dignité ) constitue un crime contre l'humanité qui doit être reconnu comme tel par tout individu et par toutes les nations. Ils ont ainsi affirmé leur volonté commune de susciter, partout dans le monde, une action spirituelle et concrète parmi toutes les confessions et personnes de bonne volonté en vue d'éradiquer l'esclavage moderne.

Autour du Pape François, on trouvait ainsi le
Métropolite Emmanuel de France, qui représentait le Patriarche œcuménique de Constantinople Bartholomée 1er, Monseigneur Justin Welby, archevêque de Cantorbéry pour les Anglicans, deux rabbins, Abraham Skorka et David Rosen, le Dr. Abbas Abdalla Abbas Soliman, sous-secrétaire d'État d'Al Azhar Alsharif, représentant Mohamed Ahmed El-Tayeb, Grand imam d'Al-Azhar, le Grand ayatollah Mohammad Taqi al-Modarresi, Sheikh Naziyah Razzaq Jaafar, conseiller spécial du Grand ayatollah ayatollah Sheikh Basheer Hussain al Najafi, le Sheikh Omar Abboud, pour les hindouistes, Sa Sainteté Mata Amritanandamayi (Amma) et la Vénérable Bhikkhuni Thich Nu Chan Khong représentant le Maître zen Thich Nhat Hanh (Thay). Pour la communauté bouddhiste, le Très Vénérable Datuk K. Sri Dhammaratana Nayaka Maha Thero, Grand prêtre de Malaisie.

Plusieurs dirigeants d'organisations internationales, tels qu'Andrew Forrest de la Fondation Walk Free, et d'organisations et entreprises de la société civile assistaient aussi à la signature de la déclaration.

Le Pape, dans son discours, a remercié tous les responsables religieux présents pour leur engagement en faveur des survivants à la traite des personnes et pour leur participation à cette signature, « un acte de fraternité à l’adresse de nos frères les plus souffrants ». « Cette initiative, a souligné le Pape, est historique : déclarer que nous travaillerons ensemble pour éradiquer le terrible fléau de l’esclavage moderne, sous toutes ses formes ». Le pape François a dénoncé un « fléau atroce, présent dans tout le monde », en évoquant « toutes ses formes, économiques, psychologiques, sexuelles », y compris « dans le tourisme ». Il a cité la prostitution, le travail des enfants, la vente des organes, les mutilations forcées.Ce fléau atroce est présent à grande échelle dans le monde entier, y compris dans le tourisme et s’aggrave chaque jour un peu plus, a-t-il relevé. Des dizaines de millions de personnes, surtout pauvres et vulnérables, sont enchainées dans l’inhumanité et l’humiliation. Ce crime se cache derrière les portes des églises, dans les rues, dans les voitures dans les usines, dans les campagnes, à bord des chalutiers.

En remerciant les représentants des autres religions pour cet engagement transversal, le Pape François a souligné que les croyants ne peuvent pas tolérer que l’image du Dieu vivant soit soumise au trafic le plus aberrant. Tous les êtres humains sont à l’image de Dieu ; ils ont donc égaux et libres et leur dignité doit être reconnue . Les gouvernement, les croyants, les entreprises et l’opinion publique doivent prendre leurs responsabilités. Aujourd’hui nous avons les moyens pour atteindre cet objectif humain et moral.

Le discours de Thay lu par Soeur Chan Khong
http://plumvillage.org/news/thich-nhat-hanhs-speech-at-the-vatican-december-2-2014/

Les leaders religieux ensemble contre l'esclavage, crime contre l'humanité
Les leaders religieux ensemble contre l'esclavage, crime contre l'humanité
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