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 La Maison de l'Inspir

Articles récents

Les Bienfaits du Silence - Un nouveau livre de Thay vient d'etre publié

13 Octobre 2015 , Rédigé par Maison de l'Inspir

Les Bienfaits du Silence - Un nouveau livre de Thay vient d'etre publié
Nous passons une grande partie de notre vie à la recherche du bonheur, courant toute la journée, regrettant les erreurs du passé et nous inquiétant pour notre avenir. Pourtant, le monde qui nous entoure recèle plus de merveilles qu'il n'en faudrait pour nous combler. La beauté est là, mais tant que nous ne goûtons pas au silence intérieur, nous ne pouvons entendre son appel. Dans cet ouvrage, Thich Nhat Hanh nous guide sur la voie du calme intérieur et nous dévoile son pouvoir dans le tumulte du quotidien. Il nous montre la voie du silence en toute simplicité, grâce à la pleine conscience. Et quand le silence est là, tout se présente à nous avec clarté : nous pouvons alors nous relier à nous-mêmes pour découvrir qui nous sommes vraiment et quel est notre désir le plus profond.
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Photos de la fabrication de la statue de Thay et du Dr King

30 Septembre 2015 , Rédigé par Maison de l'Inspir

Photos de la fabrication de la statue de Thay et du Dr King
Photos de la fabrication de la statue de Thay et du Dr King
Photos de la fabrication de la statue de Thay et du Dr King
Photos de la fabrication de la statue de Thay et du Dr King
Photos de la fabrication de la statue de Thay et du Dr King
Photos de la fabrication de la statue de Thay et du Dr King
Photos de la fabrication de la statue de Thay et du Dr King
Photos de la fabrication de la statue de Thay et du Dr King
Photos de la fabrication de la statue de Thay et du Dr King
Photos de la fabrication de la statue de Thay et du Dr King
Photos de la fabrication de la statue de Thay et du Dr King
Photos de la fabrication de la statue de Thay et du Dr King

Voici quelques photos de la fabrication de la statue de Thay et du Dr King, des photos du jour de l'inauguration ainsi que deux photos du motel à Memphis où a été assassiné le Dr King en 1968. Le motel a été transformé en un musée des droits civils. Nous étions 45 frères et soeurs monastiques à visiter le musée lundi dernier.

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Question : Y-a-t'il la vie après la mort?

19 Septembre 2015 , Rédigé par Maison de l'Inspir

Durant une session de questions/réponses le 21 juin 2014 Thay répond à une question posée par deux jeunes amies. La réponse est en anglais. Vous pouvez avoir la traduction en français en cliquant sur la petite roue située à droite et en bas de l'image. Ensuite cliquez sur "subtitles" et ensuite "french".

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Un maître à la recherche de son disciple - Poème de Thay

3 Septembre 2015 , Rédigé par Maison de l'Inspir

Un maître à la recherche de son disciple - Poème de Thay

Voici un très beau poème écrit par notre maître et qu'une de nos amies a magnifiquement traduit pour nous.

Un maître à la recherche de son disciple

Je t’ai cherché, mon enfant,

Depuis les temps où les rivières et les montagnes étaient toujours dans l’obscurité,

Je te cherchais alors que tu étais plongé dans un sommeil profond

Alors que la conque avait déjà sonné plusieurs fois dans les dix directions.

Sans quitter notre montagne ancestrale je regardais vers les pays lointains

Et j’ai reconnu tes pas sur tant de sentiers différents.

Où vas-tu, mon enfant ?

Il y a eu des temps où le brouillard est venu

Enveloppant les villages éloignés, et toujours

Tu errais dans les pays lointains.

J’ai appelé ton nom à chaque respiration,

Confiant que, bien que tu aies perdu le chemin,

Tu saurais finalement comment revenir vers moi.

Parfois, je me manifeste juste sur le sentier où

Tu avances, mais tu me regardes comme si j’étais un étranger

Tu ne vois pas le lien entre nous dans nos

Vies passées, tu ne te souviens plus du vœu prononcé il y a longtemps.

Tu ne m’as pas reconnu

Parce que ton esprit est pris dans des images concernant un futur lointain.

Dans les vies passées, souvent tu as pris ma main

Et nous avons aimé cheminer ensemble.

Nous sommes restés longtemps assis ensemble au pied des vieux pins.

Nous sommes restés côte à côte en silence pendant des heures

Ecoutant le chant du vent qui nous appelait doucement

Et regardant passer les nuages blancs.

Tu as ramassé la première feuille rouge de l’automne et tu me l’as offerte

Et je t’ai emmené à travers des forêts profondément enneigées.

Mais où que nous allions, nous revenons toujours à notre

Montagne ancestrale pour être proches de la lune et des étoiles

Pour inviter chaque matin la cloche à sonner

Et aider les êtres vivants à s’éveiller.

Nous nous sommes assis paisiblement sur la montagne An Tu avec

Le maître de la forêt des grands bambous

Le long des frangipaniers en fleurs.

Nous avons pris la mer pour sauver les boat people à la dérive.

Nous avons aidé Maître Van Hanh à construire le Thang, longue capitale,

Nous avons construit ensemble un ermitage au toit de chaume,

Et nous avons déployé un filet pour sauver Trac Tuyen When de la noyade !

Le son de la marée montante était assourdissant

Sur les rives du fleuve Tien Duong.

Ensemble, nous avons ouvert le chemin et nous avons marché

Dans cet espace immense hors de l’espace.

Après de nombreuses années de travail pour déchirer le filet du temps.

Nous avons conservé la lumières des étoiles filantes

Et nous en avons fait une torche pour aider ceux qui veulent rentrer à la maison

Après des dizaines d’années d’errance dans le lointain.

Mais il y a eu des moments où les graines de

Vagabondage en toi sont revenues à la vie

Et tu as quitté ton maître, tes frères et tes sœurs

Seul, tu erres…

Je te regarde avec compassion

Bien que je sache que ce n’est pas une véritable séparation

(puisque je suis déjà dans chaque cellule de ton corps)

Et que tu auras peut-être encore le besoin de jouer au fils prodigue.

C’est pourquoi je promets que je serai là pour toi

A chaque fois que tu seras en danger.

Parfois, tu étais inconscient sur les sables chauds des déserts frontaliers.

Je me suis manifesté dans un nuage pour te rafraîchir de mon ombre.

Dans la nuit, le nuage se transformait en rosée

Et le nectar de compassion tombait goutte à goutte pour que tu puisses boire.

Parfois tu étais plongé dans des abîmes obscurs

Complètement perdu, loin de ta vraie demeure.

Je me suis manifesté comme une longue échelle

Et je me suis laissé descendre légèrement vers toi

Pour que tu puisses grimper vers la lumière

Pour redécouvrir le bleu du ciel,

Le chant du ruisseau et des oiseaux.

Parfois, je t’ai reconnu à Birmingham,

Dans le district de Do Linh ou en Nouvelle Angleterre.

Je t’ai rencontré parfois à Hang Chau, Xiamen ou Shanghai

Je t’ai trouvé parfois à Saint Petersburg ou Berlin Est.

Parfois, tu n’avais que cinq ans, je t’ai

Vu et je t’ai reconnu.

Grâce à la graine de Bodhicitta que tu portes en ton tendre cœur.

Chaque fois que je t’ai vu, toujours j’ai levé

La main pour te faire signe,

Que ce soit dans le delta du Nord, à Saigon ou dans le port de Thuan An.

Parfois, tu étais la pleine lune dorée suspendue

Au-dessus du sommet de la montagne Kim Son,

Ou le petit oiseau volant au-dessus de la forêt de Dai Lao, une nuit d’hiver.

Souvent je t’ai vu

Mais tu ne m’as pas vu,

Alors que tu marchais dans le soir, les vêtements trempés de brouillard.

Mais finalement, tu es toujours rentré à la maison.

Tu es rentré à la maison et tu t’es assis au pied de notre montagne ancestrale

Ecoutant les cris des oiseaux, les hurlements des singes

Et les chants du matin résonnant dans le hall du Bouddha.

Tu es revenu vers moi, décidé à mettre fin à ton vagabondage.

Ce matin-là, les oiseaux de la montagne ont salué avec joie le soleil qui brillait.

Sais-tu, mon enfant, que les nuages blancs

Flottent toujours sous la voûte du ciel ?

Où es-tu maintenant ?

La montagne ancestrale est toujours là, en ce

Lieu du moment présent.

Bien que la vague à crête blanche veuille toujours

Aller dans l’autre direction,

Regarde à nouveau, tu me verras en toi et dans chaque feuille et chaque bourgeon de fleur.

Si tu prononces mon nom, tu me verras immédiatement.

Où vas-tu ?

Le vieux frangipanier offre ses fleurs odorantes ce matin.

Toi et moi n’avons jamais été réellement séparés. Le printemps est venu.

Les pins ont revêtu leurs nouvelles aiguilles d’un vert brillant

Et, à la lisière de la forêt, les pruniers sauvages

Sont couverts de fleurs.

Thich Nhat Hanh

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Enseignement de Soeur Chan Khong

11 Août 2015 , Rédigé par Maison de l'Inspir

Voici le lien pour regarder l'enseignement offert par Soeur Chan Khong durant la retraite d'été au Village des Pruniers

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Enseignements en français de la retraite d'été 2015 au Village des Pruniers

6 Août 2015 , Rédigé par Maison de l'Inspir

Voici les liens pour regarder des enseignements offerts en français au Village des Pruniers cet été.

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Sommet des Consciences pour le climat à Paris le 21 juillet

4 Août 2015 , Rédigé par Maison de l'Inspir

Le 21 juillet a eu lieu à Paris le Sommet des Consciences pour le climant, réunissant plus d'une quarantaine de personnalités morales et religieuses du monde entier pour répondre à la question "The climate, why do I care?" et lancer ensemble un "Appel des Consciences pour le climat".

Sr Chan Khong a représenté notre Maitre et la Sangha du Village des Pruniers durant cette journée. Elle parle à la 52ème minute

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Thay et le lotus

1 Juillet 2015 , Rédigé par Maison de l'Inspir

Thay et le lotus

Thay le 16 Juin dans son ermitage se réjouissant du parfum d'une fleur de lotus.

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Parole de Thay sur le changement climatique

24 Juin 2015 , Rédigé par Maison de l'Inspir

Parole de Thay sur le changement climatique

L’Organisation des Nations Unies a beaucoup œuvré pour donner la parole aux leaders spirituels dans la discussion sur le changement climatique. Voici la position du Vénérable Maitre Zen Thich Nhat Hanh, sur le changement climatique et notre Terre Mère, à la demande de l’ONU, en prévision du Sommet sur le Climat qui aura lieu à Paris en décembre 2015.

THICH NHAT HANH
Tomber amoureux de la Terre

Cette belle planète qui donne la vie en abondance, et que nous appelons Terre, a donné naissance à chacun de nous et chacun de nous porte la Terre dans chaque cellule de notre corps.

Nous faisons un avec la Terre

La Terre est notre mère, elle nous nourrit et nous protège à chaque moment, en nous donnant de l’air à respirer, de l’eau fraîche à boire, de la nourriture à manger et des herbes médicinales pour nous guérir lorsque nous sommes malades. Chaque inspiration que nous prenons contient l’azote, l’oxygène, la vapeur d’eau et les oligoéléments de notre planète. Lorsque nous respirons en pleine conscience, nous pouvons faire l’expérience de l’interêtre avec l’atmosphère délicate de la Terre, avec toutes les plantes et même avec le soleil, dont la lumière rend possible le miracle de la photosynthèse. A chaque respiration, nous pouvons faire l’expérience de la communion. A chaque respiration, nous pouvons savourer les merveilles de la vie.

Nous avons besoin de changer notre façon de penser et de voir les choses. Nous avons besoin de réaliser que la Terre n’est pas juste notre environnement. La Terre n’est pas quelque chose d’extérieur à nous. En respirant en pleine conscience et en contemplant votre corps, vous réalisez que vous êtes la Terre. Vous réalisez que votre conscience est également la conscience de la Terre. En regardant autour de vous, ce que vous voyez n’est pas votre environnement, c’est vous.

Notre grande mère, la Terre

Quelle que soit notre nationalité ou notre culture, quelle que soit la religion que nous suivons, que nous soyons bouddhistes, chrétiens, musulmans, juifs ou athées, nous pouvons tous voir que la Terre n’est pas de la matière inerte. Elle est un grand être, qui a donné elle-même naissance à de nombreux autres grands êtres, dont les Bouddhas et boddhisattvas, les prophètes et les saints, les fils et les filles de Dieu et l’humanité. La Terre est une mère aimante, qui nourrit et protège tous les peuples et toutes les espèces sans discrimination.

Quand vous réalisez que la Terre est tellement plus que simplement votre environnement, vous serez poussé à la protéger de la même façon que vous vous protégeriez vous-même. C’est la sorte de prise de conscience, la sorte d’éveil dont nous avons besoin, et l’avenir de la planète dépend de notre capacité à cultiver ou non cette vision profonde. La Terre et toutes les espèces sur Terre sont en réel danger. Mais si nous pouvons développer une relation profonde avec la Terre, nous aurons assez d’amour, de force et d’éveil pour changer notre mode de vie.

Tomber amoureux

Nous pouvons tous ressentir une admiration profonde et de l’amour lorsque nous voyons la grande harmonie, l’élégance et la beauté de la Terre. Une simple branche de cerisier en fleurs, la coquille d’un escargot ou les ailes d’une chauve-souris, tout témoigne de la majestueuse créativité de la Terre. Chaque avancée de notre compréhension scientifique approfondit notre admiration et notre amour pour cette merveilleuse planète. Lorsque nous pouvons véritablement voir et comprendre la Terre, l’amour se fait jour dans nos cœurs. Nous nous sentons en connexion. C’est le sens de l’amour : faire un.

C’est seulement lorsque nous serons réellement tombés amoureux de la Terre que nos actions naîtront de la vénération et de la vision profonde de notre interconnexion. Mais beaucoup d’entre nous se sont éloignés de la Terre. Nous sommes perdus, isolés et esseulés. Nous travaillons trop dur, nos vies sont trop occupées, et nous sommes agités et distraits, nous nous perdons dans la consommation. Mais la Terre est toujours là pour nous, nous offrant tout ce dont nous avons besoin pour nous nourrir et nous guérir : le miraculeux grain de maïs, le cours d’eau rafraîchissant, la forêt odorante, le majestueux sommet enneigé d’une montagne et le chant joyeux des oiseaux à l’aurore.

Le vrai bonheur est fait d’amour

Beaucoup d’entre nous pensent avoir besoin de plus d’argent, plus de pouvoir et d’un meilleur statut pour pouvoir être heureux. Nous sommes tellement occupés à passer notre vie à courir après l’argent, le pouvoir et la célébrité, que nous ignorons que les conditions du bonheur sont déjà disponibles. En même temps, nous nous perdons dans les achats et la consommation de choses dont nous n’avons pas besoin, en mettant beaucoup de pression sur notre corps et sur la planète. Et pourtant, une grande partie de ce que nous buvons, mangeons, regardons, lisons ou écoutons est toxique. Cela pollue nos corps et nos esprits avec de la violence, de la colère, de la peur et du désespoir.

Tout comme le dioxyde de carbone pollue notre environnement physique, nous pouvons parler de la pollution spirituelle de notre environnement : l’atmosphère toxique et destructrice que nous créons par notre façon de consommer. Nous avons besoin de consommer d’une façon qui nourrisse véritablement notre paix et notre bonheur. Ce n’est que lorsque nous viserons un développement durable en tant qu’êtres humains que notre civilisation pourra avoir aussi un développement durable. Il est possible d’être heureux ici et maintenant.

Nous n’avons pas besoin de consommer beaucoup pour être heureux ; en réalité, nous pouvons vivre très simplement. Avec la pleine conscience, tout moment peut devenir un moment heureux. Savourer une simple respiration, prendre un moment pour s’arrêter et contempler le ciel bleu et apprécier pleinement la présence de notre bien-aimé, cela peut largement suffire à nous rendre heureux. Chacun de nous a besoin de revenir pour se reconnecter avec soi-même, avec nos bien-aimés et avec la Terre. Ce n’est pas notre argent, notre pouvoir ou notre consommation qui peuvent nous rendre heureux, mais c’est d’avoir dans notre cœur l’amour et la compréhension.

Le pain dans ta main est le corps du cosmos

Nous avons besoin de consommer d’une façon qui garde vivante notre compassion. Mais beaucoup parmi nous consomment d’une façon qui est très violente. Des forêts sont coupées pour élever du bétail ou pour cultiver des céréales pour faire de l’alcool, alors que des millions de gens dans le monde meurent de faim. Réduire de 50 % la quantité de viande et d’alcool que nous absorbons est un véritable acte d’amour pour nous-mêmes, pour la Terre et pour les autres. Manger avec compassion peut déjà aider à transformer la situation de notre planète et rétablir l’équilibre entre nous-mêmes et la terre.

Rien n’est plus important que la fraternité et la sororité

Il y a une révolution qui doit être faite, et elle commence en chacun de nous. Nous avons besoin de nous éveiller et de tomber amoureux de la terre. Nous sommes homo sapiens depuis longtemps. Il est temps maintenant de devenir homo conscius. Notre amour et notre admiration pour la Terre ont le pouvoir de nous réunir et d’effacer toutes les frontières, les séparations et les discriminations. Des siècles d’individualisme et de compétition ont provoqué une terrible destruction et aliénation. Nous avons besoin de rétablir une véritable communication – une véritable communion – avec nous-mêmes, avec la Terre et entre nous, qui sommes des enfants de la même mère. Nous avons besoin de plus qu’une nouvelle technologie pour protéger la planète. Nous avons besoin d’une véritable communauté, d’une coopération.

Toutes les civilisations sont impermanentes et doivent mourir un jour. Mais si nous continuons notre cours actuel, il ne fait aucun doute que notre civilisation sera détruite plus tôt que nous le pensons. La Terre pourrait avoir besoin de millions d’années pour guérir, pour retrouver son équilibre et restaurer sa beauté. Elle sera capable de se remettre, mais, nous, les humains, allons disparaître avec beaucoup d’autres espèces, jusqu’à ce que la Terre soit en mesure de générer les conditions qui nous ramèneront sous de nouvelles formes. Si nous pouvons accepter l’impermanence de notre civilisation avec paix, nous serons libérés de notre peur. Et c’est à ce moment-là seulement que nous aurons suffisamment de force, d’éveil et d’amour pour pouvoir nous rassembler. Chérir notre précieuse Terre, tomber amoureux de la Terre, ce n’est pas une obligation. C’est la condition de notre bonheur et de notre survie, à titre personnel et collectif.

THICH NHAT HANH

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Question à Thay à propos du complexe d'égalité

9 Juin 2015 , Rédigé par Maison de l'Inspir

Question :

Cher Thay, chère Sangha, au début de notre séance de pratique,ici tous les matins au Village des Pruniers et également l’an dernier pendant la tournée américaine, nous avons été invités à transformer le soi illusoire et à transformer nos complexes d’infériorité, de supériorité et d’égalité. En Amérique, la formule “complexe d’égalité” remplit les amis d’une grande confusion et de consternation. Dans notre pays, l’égalité est non seulement une obligation légale mais c’est aussi un mot-clé du mouvement des droits humains. Je me demande si vous pourriez nous donner, à moi et à mes amis, plus d’informations sur ces complexes et sur la façon de pratiquer sur ce thème?

Réponse :

Le complexe d’égalité peut entraîner beaucoup de souffrances. Ce n’est pas l’égalité en soi qui entraîne la souffrance, mais le « complexe d’égalité ». Nous devons comprendre le sens du mot “égalité”. Nous savons que le complexe de supériorité nous cause de la souffrance à nous et à l’autre. Le complexe d’infériorité, la faible estime de soi, peut être l’origine de nombreuses maladies mentales et nous croyons que l’égalité, le droit d’être égal, est la solution. Mais la pratique de l’enseignement du Bouddha est très profond. Nous souffrons car nous nous comparons à l’autre. “Je suis mieux que lui”, est le complexe de supériorité. “Je suis pis que lui”, est le complexe d’infériorité. Mais “Je suis son égal”, est aussi un complexe car si vous essayez d’être égal, vous essayez d’argumenter que vous êtes égal, et vous continuez de souffrir. Or dans l’enseignement du Bouddhisme, il n’y a pas de soi, si bien que la comparaison n’a pas lieu d’être et c’est alors que le bonheur est parfait. Vous ne comparez plus, et vous pouvez dire : “chéri, tu es moi et je suis toi. Ta souffrance est ma souffrance; ton bonheur est mon bonheur.” C’est beaucoup plus profond. C’est là que la vision de l’inter-être est très importante. Quand vous méditez, vous voyez que vous ne pouvez qu’inter-être, que vous ne pouvez pas exister uniquement par vous-même, vous devez « inter-être » avec l’autre. C’est pourquoi au Village des Pruniers, nous disons : « Tu es, donc, je suis. » Nous inter-sommes ; nous ne voyons pas un individu qui souffre et qui est heureux seul, nous voyons un couple qui vit en harmonie et qui considère le bonheur de l’autre comme son bonheur, la souffrance de l’autre, comme sa souffrance. Ainsi donc, l’harmonie est la base du bonheur et de la paix, et cette harmonie a pour fondement la vision de l’inter-être.

Dans la pratique de la pleine conscience, non seulement essayons-nous d’ôter les complexes d’infériorité et de supériorité, mais aussi le complexe d’égalité. Dans la notion « Je suis aussi bien que lui », « j’ai le droit d’être aussi bien que lui », il y a toujours un soi, et par conséquent il y a toujours comparaison.Tant que vous continuez de comparer, vous souffrez. Mais avec la vision de l’inter-être, vous ne comparez plus car « vous êtes l’autre et l’autre est vous. » Il y a harmonie, paix et bonheur. Je crois que c’est assez simple pour que vos amis le comprennent.

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