Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
 La Maison de l'Inspir

Articles récents

Enseignement de sr Dinh Nghiem pendant la Retraite d'ETé

16 Juillet 2016 , Rédigé par Maison de l'Inspir

Enseignement de sr Dinh Nghiem pendant la Retraite d'ETé

Voici l'enseignement donné par sr Dinh Nghiem la semaine passée pendant la retraite d'été au Village des Pruniers:

pour les adultes : 'le pouvoir de la respiration'

pour les enfants : ' l'hermite'

Lire la suite

Entendez-vous l’appel de la Terre Mère?

10 Juillet 2016 , Rédigé par Maison de l'Inspir

Entendez-vous l’appel de la Terre Mère?

Un appel à l’aide désespéré de la Terre Mère

Chers Citoyens de la Terre,

En 1970, toute jeune biologiste, j’ai eu la chance d’être présente lors d’ une réunion révolutionnaire entre le Maître Zen Thich Nhat Hanh et six éminents scientifiques à Menton dans le sud de la France.
Nous nous sommes rencontrés pour regarder ensemble le problème des dommages faits à la Terre par une mauvaise utilisation de la technologie, la pénétration dans les chaînes alimentaires de substances toxiques et l’augmentation de l’exploitation des ressources naturelles. Notre petit groupe de sept scientifiques a ensemble, publié la déclaration Menton en 1970, qui a ensuite été publié en 1971 dans les journaux « Le Monde » et le « New York Times » et qui a été signé par plus de 2000 scientifiques de 25 pays.

C’était une des toutes premières déclarations internationales faite par des scientifiques évoquant leurs préoccupations au sujet de la destruction de l’environnement et de la nécessité urgente de protéger la Terre.
Notre groupe a également créé une ONG pionnière, que nous avons appelé « Đại Đồng Thế Gioi » (World of Great Togetherness). Nous avons rencontré le Secrétaire général des Nations Unies et avons joué un rôle clé dans la préparation du terrain pour la Conférence de Stockholm sur l’Environnement, la première du genre, qui eut lieu un an plus tard en juin 1972. Avant ces entretiens, nous avons tenu une conférence de la société civile et publié une «Déclaration indépendante sur l’environnement » pour soutenir les bonnes intentions de l’ONU et aider à prévenir que les déclarations ne soient mises au point mort ou mises à l’écart par des gouvernements puissants.

Ce fut à la suite de la Conférence de Stockholm que l’ONU a créé le Programme des Nations Unies pour l’environnement et que les gouvernements nationaux ont commencé à créer des ministères de l’environnement.
Depuis ce temps, notre enseignant le Maître Zen Thich Nhat Hanh n’a eu de cesse d’enseigner sur l’importance de protéger notre planète Terre et de suivre une «éthique mondiale» pour la sauvegarde de notre planète.

Il a transmis les Cinq Entrainements à la Pleine Conscience à plus de 100.000 personnes, et plus de 4000 ont reçu les Quatorze Entrainements à la Pleine Conscience. Lors de la transmission chaque personne fait le vœu de contribuer à la construction d’une petite communauté bien-aimée (« sangha ») près de leur maison, et de vivre d’une manière compatissante pour protéger toutes les espèces sur la Terre, comme s’ils étaient un des mille bras du Bodhisattva Avalokiteshvara.

La question a été posé au Maitre Zen Thich Nhat Hanh sur ce que nous avons le plus besoin pour sauvegarder notre monde :

« Ce dont nous avons le plus besoin » nous a-t-il répondu « est d’entendre à l’intérieur de nous les pleurs de la Terre. »

Entendez-vous l’appel de la Terre Mère?

Depuis la Conférence de Stockholm de l’ONU il y a quarante-quatre ans, l’état de la Terre Mère continue de se dégrader, et aujourd’hui, elle est dans le besoin désespéré de notre action compatissante et engagée. Depuis des milliards d’années différentes formes de vie ont évolué ensemble sur terre et se sont nourris les uns des autres dans un équilibre harmonieux.
Mais maintenant, l’humanité est en train de détruire cet équilibre, et la Terre Mère pleure de douleur. Pouvez-vous entendre que votre mère est en train de mourir?

Notre Mère la Terre pleure depuis si longtemps. Elle n’a jamais cessé de nous donner tout ce dont nous avons besoin: nourriture, eau et abri, nous permettant de prospérer grâce à son abondance, sans jamais rien nous demander en retour. Mais maintenant, elle demande notre appui, notre amour, notre action. Nous avons permis à notre aliénation et à l’avidité de dominer nos vies en exploitant notre Mère la Terre à son détriment.

Beaucoup d’entre nous ont oublié que nous sommes un avec la Terre. La Terre est pas une entité séparée de nous. Nous faisons partie de la Terre, et la Terre fait partie de nous. La Terre est pas une ressource que nous pouvons exploiter comme nous voulons. La Terre est nous; nous sommes intimement connectés avec la Terre, tout comme nous intersommes avec toutes les autres espèces sur terre, aussi. Nos ancêtres spirituels nous ont appris sur la loi de l’interdépendance : « Cela est parce que ceci est ». Nous sommes ici parce que la Terre est ici. Toutes les espèces sont nos frères et sœurs; nous sommes tous les enfants de la Terre.
Quand nous voyons notre profonde interconnection avec la Terre et avec toutes les espèces, nous pouvons voir ce qu’il faut faire et ce qu’il faut cesser de faire pour aider la situation. Nous aurons la clarté et la compassion dont nous avons besoin pour aider à changer la situation, de sorte que l’avenir puisse être possible pour nous tous.

Oui, les humains et les sociétés ont besoin de se développer et de progresser. Mais à quel prix? Nous appelons nos dirigeants politiques partout sur la planète, nos fonctionnaires, et en particulier nos chefs d’entreprise de s’arrêter et de regarder profondément dans notre comportement. Nos industries et les entreprises sont en train de détruire le tissu même qui rend la vie possible et belle. Entendant les pleurs de la Terre Mère nous devons faire des ajustements.

Entendez-vous l’appel de la Terre Mère?

Pouvez-vous entendre les pleurs de la Terre Mère:
« S’il vous plaît réveillez-vous mes enfants, et regardez ce que vous faites. Vos bombes atomiques ont dévasté des milliards de vies précieuses, même les formes de vie les plus fragiles et les micro-organismes, à travers de vastes étendues de déserts silencieux et d’océans ouverts. Vous avez coupé et mis le feu à mes forêts, et versé des toxines dans mon atmosphère et mes eaux. Vous avez tranché mes montagnes et la terre précieuse à la recherche de combustibles fossiles, d’or et de bauxite.

Vos centrales nucléaires et usines de produits chimiques et d’acier ont déversé des déchets radioactifs dans mes eaux et empoisonné ma terre. Mon corps puant et tordu de douleur a fait surgir des tempêtes et des tornades, des inondations et des ouragans. Je suis une terre vivante et mes tremblements de terre et les volcans expriment ma force de vie, et ma douleur.
Aujourd’hui, je suffoque dans les eaux profondes au large de la côte du Viet Nam. Des milliards de poissons, de dauphins, de requins, de crevettes, de crabes et d’ espèces exotiques rares venant des profondeurs de l’océan, ont été rejetés sur le rivage, morts et sans vie, à travers 140 miles de côtes au Vietnam, de Ha Tinh le long de la côte de Quang Binh, et les côtes de la province de Thua Thien et Da Nang Quang Nam.


Quels poisons terribles avez-vous versé dans mes eaux? Il y a seulement un grand océan et du poison dans un océan est un poison dans mon corps tout entier. La mer de Chine du Sud est également l’océan Pacifique, elle est aussi l’océan Atlantique et l’océan Indien.

Mes chers enfants, s’il vous plaît écoutez! Ces beaux poissons sont aussi vos frères et sœurs, ils vous demandent votre aide. Si les espèces vivantes dans les océans meurent, combien de temps allez-vous durer? S’il vous plaît rappelez-vous, mes bien-aimés, que vous ne pourrez pas prendre de l’acier, de l’or et de la bauxite avec vous lorsque vous mourrez. »

Chacun de nous peut prendre des mesures de façon concrète.

Nous pouvons :
1. Reconnaître que ce que nous choisissons de manger a un impact très grand sur notre santé personnelle, la répartition des richesses et des ressources, et l’environnement mondial. Nous pouvons essayer d’avoir le plus souvent possible un régime végétalien, comme cela a été recommandé par une étude récente de l’Académie nationale des sciences pour réduire notre impact sur le changement climatique et de la pollution mondiale, et nourrir non seulement notre santé, mais notre compassion. Nous pouvons nous engager à réduire notre consommation de viande de 50%, ou de ne pas manger de viande et de produits laitiers 15 jours par mois.

Entendez-vous l’appel de la Terre Mère?

2. Reconnaître que les maux environnementaux sont intrinsèquement liées aux maux humains. Nous devrions regarder profondément dans notre mode de vie et apporter des changements pour réduire notre consommation et simplifier notre notre façon de vivre. La cupidité est un sous-produit d’une manière individualiste et matérialiste de regarder le monde. Elle est devenue endémique et est une cause majeure des déséquilibres sur notre planète. Chacun de nous peut soutenir les efforts visant à atténuer les inégalités partout où nous vivons et entre les sociétés riches de l’hémisphère Nord et celles du Sud.

Entendez-vous l’appel de la Terre Mère?

3. Reconnaître qu’il existe des sources d’énergie renouvelables. Nous pouvons encourager les gouvernements à trouver des sources d’énergie durable et de transition loin de combustibles nucléaires et fossiles. Il est possible de développer la société et l’industrie par de nouveaux moyens, et non pas au coût de la Terre Mère et des nombreuses espèces sur terre et dans l’océan, ni au détriment du bien-être des générations futures. Les déchets nucléaires, que ce soit caché sous la terre ou visible, sont un cancer toxique pour notre planète. Nous allons payer pour le luxe d’aujourd’hui avec les maladies de demain. Chacun de nous peut faire des efforts pour réduire notre consommation personnelle d’énergie, en termes d’électricité, d’eau, de transport, et des produits que nous achetons tous les jours.

4. Reconnaître que la viande et les industries agricoles sont une cause majeure de dégradation de l’environnement. Nous devons encourager les gouvernements à adopter des pratiques de développement durable pour réduire les déchets et la pollution causée par l’agriculture intensive, la transformation et le transport de la viande et du poisson, et de prendre en compte que la viande et le poisson ne sont pas des sources alimentaires durables pour une population mondiale croissante.

Sœur Chân Không (Cao Ngọc Phượng)
Sœur Aînée de l’Ordre de l’Inter-Etre, au nom des 4.217 monastiques et laïcs membres de l’Ordre

Puissiez-vous tous profiter des belles couleurs du printemps, de la brise parfumée de l’été et du soleil éclatant, de l’or et des feuilles pourpres de l’automne,de la fraîcheur et de la belle lumière de l’hiver. Puissiez-vous vous souvenir aussi que chaque être avec qui nous partageons cette belle planète est aussi un bijou précieux. Puissiez-vous profiter de tout le monde autour de vous et ne pas attendre jusqu’à ce qu’il soit trop tard, jusqu’à ce que tout ne devienne qu’un rêve.

Entendez-vous l’appel de la Terre Mère?
Lire la suite

Sr Dao Nghiem enseigne aux enfants

9 Juillet 2016 , Rédigé par Maison de l'Inspir

Sr Dao Nghiem enseigne aux enfants

Voici l'enseignement pour les enfants de sr Dao Nghiem cette semaine; avec les arbres.

Svp cliquez ici.

Lire la suite

Enseignement Fr Phap Lieu sur les mauvaises habitudes

8 Juillet 2016 , Rédigé par Maison de l'Inspir

Enseignement Fr Phap Lieu sur les mauvaises habitudes

La semaine passée, notre frère phap Lieu a donné un enseignement à la Maison de l'Inspir sur le thème de la Pleine Conscience pour transformer nos mauvaises habitudes. Cliquez pour le regarder:

La premièrer partie

La deuxième partie

La troisième partie

Lire la suite

Enseignement de sr Dao Nghiem la première semaine de la retraite d'Ete

8 Juillet 2016 , Rédigé par Maison de l'Inspir

Enseignement de sr Dao Nghiem la première semaine de la retraite d'Ete

Au Village des Pruniers la grande Retraite d'Ete a commencé.

Chaque semaine il y a un enseignement en Français et plusieurs enseignements en Anglais.

Cette semaine c'était sr Dao Nghiem qui a donné l'enseignement en Français.

Cliquez ICI pour le regarder.

arbre sequoia

arbre sequoia

Lire la suite

Les Quarante Principes de l’Enseignement du Village des Pruniers

2 Juillet 2016 , Rédigé par Maison de l'Inspir

Thay contemplant le soleil au Pic des Vautours (Inde, 2008)

Thay contemplant le soleil au Pic des Vautours (Inde, 2008)

(du site du village des Pruniers)

Les Quarante Principes ont été formulés et enseignés par Thầy au Village des Pruniers lors de la retraite de printemps et d’automne 2006, et de la retraite d’hiver 2006-2007. Ils servent de base pour les enseignements et les pratiques du Village des Pruniers et pour nos entrainements à la pleine conscience, qu’il s’agisse des Cinq Entrainements des laïcs, les Dix des novices, les Quatorze de l’Ordre de l’Inter-Etre, des deux cent cinquante des moines ou trois cent quarante huit des nonnes.

Au début des années 90, Thầy a offert de nombreux cours sur l’histoire de la pensée bouddhiste dans un certain nombre de retraites d’hiver, y compris « La Tradition Vivante de la Pratique de la Méditation », « les Soutras de la Transmission du Sud », « Les Soutras de la Transmission du Nord » et en 2005 « La Roue des Commentaires des Différentes Ecoles » qui traite des différents principes détenus par plus des vingt premières écoles bouddhistes différentes. Ces enseignements donnent un aperçu de l’histoire de la pensée bouddhiste.

Ces principes représentent la tentative entreprise par Thầy pour identifier et définir les enseignements que nous maintenons, apprenons et transmettons au Village des Pruniers et pour saisir notre relation avec les différents chemins dans l’histoire du bouddhisme. Ils sont le résultat de l’étude des enseignements bouddhistes, des méthodes et de la pratique de Thầy et de la communauté du Village des Pruniers, ainsi que du regard profond sur l’évolution des différentes écoles bouddhistes et leurs enseignements.

Thầy a partagé plusieurs fois qu’en tant que pratiquants bouddhistes, nous devons de temps à autre revenir et nous baigner dans les eaux de la source du bouddhisme. Au Village des Pruniers nous avons « un désir profond de comprendre le sens originel du Bouddha, l’enseignant qui a commencé cette lignée, ainsi qu’un désir d’étudier et de pratiquer de telle sorte que tout en étant fidèle aux enseignements originaux, nous sommes également en mesure de répondre aux besoins de la pratique spirituelle et de la transformation de notre temps. Cent quarante ans après que le Bouddha entre en nirvana et jusqu’au début du Mahayana, les différentes écoles du bouddhisme de l’époque ont agit de la sorte, et bien sûr, notre communauté se doit de faire la même chose. »
Thầy nous rappelle aussi : « Il est possible que notre façon de voir d’aujourd’hui va changer un jour pour s’adapter à une manière plus profonde et plus pertinente de regarder demain. En étant fidèle à la position ouverte et non dogmatique du bouddhisme, le Village des Pruniers tient toujours la porte grande ouverte au changement, donc n’adopte jamais une attitude rigide et dogmatique qui voudrait que seule sa façon de voir les choses est juste. Cette façon de voir est pratiquée régulièrement afin d’éliminer l’obstacle de la connaissance ((jñeyāvaraṇa) et de toujours avoir la possibilité d’aller de l’avant. »
De cette façon, le Bouddhisme change, s’adapte et progresse de la même manière que le fait la science pour servir l’humanité toujours plus efficacement. Nous avons trop longtemps été influencés par la maxime: « La répétition plutôt que la créativité ». Cette attitude appartient au croyant religieux pieux plus qu’au savant. Nous devrions avoir le courage de revoir ce que nous avons appris à la lumière de notre pratique et de notre réflexion. »

Les Quarante Principes de l’Enseignement du Village des Pruniers

Les Quarante Principes des Enseignements du Village des Pruniers

1. L’espace n’est pas un dharma inconditionné. L’espace, le temps, la matière et la conscience se manifestent ensemble.
2. Dans la dimension historique, chaque dharma est un dharma conditionné. Dans la dimension ultime, chaque dharma est un dharma inconditionné.
3. Le nirvāṇa est l’absence de l’ignorance (avidyā) et des afflictions (kleśāḥ), mais ce n’est pas l’absence des agrégats (skandhāḥ), des sphères des sens ( āyatanāni) et des domaines de l’existence (dhātūḥ).
4. Le nirvāṇa est le nirvāṇa. Il n’y a pas besoin d’y avoir un nirvāṇa avec résidus (sopādiśeṣa) ou un nirvāṇa sans résidu (anupādiśeṣa).
5. Il est possible de toucher le nirvāṇa dans le moment présent.
6. Nirvāṇa n’est pas un phénomène, mais la vraie nature de tous les phénomènes.
7. Non né signifie nirvāṇa et c’est l’éveil à la vérité de la non mort, de la non-venue et du non-départ, du non le même et non différent, du non être et du non non-être.
8. Les concentrations sur la vacuité, la non-apparence et la non-poursuite nous aident à toucher le nirvāṇa et l’inconditionné.
9. Les trois sceaux du Dharma sont: l’impermanence, le non-soi et le nirvāṇa. Nous pouvons maintenir quatre sceaux du Dharma ou cinq sceaux du Dharma à une condition: qu’ils comprennent le nirvāṇa.
10. Les concentrations de base (samādhi) sont les concentrations sur l’impermanence, le non-soi et le nirvāṇa.
11. La pleine conscience, la concentration et la vision profonde sont les pratiques essentielles qui donnent lieu à la libération.
12. Les préceptes sont la pleine conscience. (Śīla est smŗti.) Les préceptes et les manières raffinées sont des expressions concrètes de la pleine conscience.
13. La diligence juste est l’entrainement à la pleine conscience (moralité, śīla) et donc est également la pleine conscience.
14. La pleine conscience, la concentration et la vision profonde se comprennent les unes les autres. Toutes les trois ont la capacité d’apporter la joie, le bonheur et la libération.
15. La prise de conscience de la souffrance nous aide à reconnaître les conditions existantes de bonheur et nous aide aussi à prévenir la création de mauvaises actions et la plantation de graines négatives qui apporteront de la souffrance.
16. Les Quatre Nobles Vérités sont toutes conditionnées. Les Quatre Nobles Vérités sont toutes inconditionnées.
17. La troisième Noble Vérité peut être appelée la vérité du bonheur.
18. Le libre arbitre est possible grâce aux trois entrainements.
19. Vous devriez apprendre à voir la deuxième noble vérité comme le chemin des huit pratiques erronées. La cause profonde du mal-être n’est pas seulement le désir.
20. Un vrai Arahat est aussi un Bodhisattva et un vrai Bodhisattva est aussi un Arahat.
21. En tant qu’ être humain, vous avez la capacité de devenir un Bouddha. En tant que Bouddha vous continuez à être un être humain. Voilà pourquoi de nombreux Bouddhas sont possibles.
22. Le Bouddha a de nombreux corps: le corps d’un être vivant, le corps du Dharma, le corps à l’extérieur du corps, le corps de la sangha, le corps de continuation, le corps du royaume du Dharma, et la vraie nature du corps du royaume du Dharma. Puisque les êtres humains peuvent devenir Bouddha ils ont aussi tous ces corps.
23. Nous pouvons parler d’une personne comme d’un flux des cinq agrégats, flux continu et en constante évolution. Ce courant circule toujours. Il est en relation avec, reçoit et contribue à d’autres courants de phénomènes. Nous ne pouvons pas parler d’une personne comme d’un soi séparé immuable et permanent.
24. Nous ne pouvons comprendre le véritable enseignement de la renaissance (saṃsāra) qu’à la lumière de l’impermanence, du non-soi et de l’Inter-Etre.
25. Le bonheur et la souffrance inter-sont. Les afflictions et l’illumination sont de nature organique.
26. Le corps de Sangha, le corps de Bouddha et le corps du Dharma inter-sont. Dans une vrai Sangha, vous pouvez trouver le vrai Bouddha et le vrai Dharma.
27. Étant donné que les afflictions (kleśāḥ) et l’éveil (bodhi) sont de nature organique, la pratique doit être constante pour que la transformation puisse continuer et pour que la régression ne puisse avoir lieu. Le Saṃsāra est une continuation et les choses qui sont belles et saines doivent se poursuivre aussi longtemps que possible, tandis que les choses qui sont malsaines et qui ne sont pas belles ont besoin d’être transformées afin qu’elles ne continuent pas. Le compost doit être utilisé pour nourrir les fleurs.
28. La libération du saṃsāra ne signifie pas de mettre fin au soi personnel (pudgala) parce que cette personne n’est pas de toute façon une entité réelle ; et cela ne signifie pas non plus de mettre fin au corps des préceptes et à la vie spirituelle.
29. La naissance et la mort ne sont que la manifestation ou la non-manifestation. Celui qui manifeste et celui qui est manifesté se produisent en même temps, la manifestation d’une chose est la non-manifestation de quelque chose d’autre.
30. Un dharma n’est pas une chose, une entité, mais un processus, un événement et surtout un objet de l’esprit.
31. La rétribution se compose aussi bien de l’entité « corps-esprit » et de l’environnement ; est à la fois individuelle et collective. Cette terre est la terre Saha pour les êtres vivants mais c’est la Terre Pure pour les Bouddhas et les Bodhisattvas.
32. Il n’y a pas de soi, mais cela n’enlève rien au fait qu’il y a le cycle de la naissance et la mort, qu’il y a l’inter-continuation, et la nature de toutes les inter-continuations est l’inter-être.
33. Chaque génération de pratiquants bouddhistes doit résister à la tendance humaine et au besoin d’une part de faire du Bouddha une divinité et d’autre part d’essayer de trouver un principe qui prenne la place d’un soi.
34. La conscience du tréfonds a la capacité d’apprendre, de stocker, de protéger, de répondre, de nourrir, de guérir et de continuer. Sa fonction est d’établir une base de données et des habitudes inconscientes de répondre aux situations, ce qui rend possible pour un être humain d’agir sur «pilotage automatique».
35. Manas a tendance à chercher la sécurité et le plaisir long et durable. Il est ignorant de la loi de la modération, du danger de la recherche du plaisir et des bienfaits de la souffrance. Il ne voit pas la nécessité de mieux comprendre l’impermanence, le non-soi, l’inter-être, la compassion et la communication.
36. Avec la pratique de la pleine conscience, la concentration et la vision profonde, la conscience mentale peut apprendre et transmettre ses visions profondes à la conscience du tréfonds et laisser la conscience du tréfonds faire le travail de maturation puis manifester les graines de sagesse qui sont déjà dans la conscience innée du tréfonds.
37. La pratique de base du bouddhisme Source sont les quatre domaines de la pleine conscience qui ont la fonction de reconnaître et de transformer les énergies d’habitude et de réaliser pleinement les sept facteurs d’éveil et le Noble Sentier Octuple. La pratique de la méditation Mahāyāna y compris le Zen des patriarches a besoin de temps en temps de revenir en arrière pour prendre un bain dans le bouddhisme Source afin de ne pas perdre l’enseignement essentiel du Dharma du Bouddha.
38. La réalité de la Terre Pure ou nirvāṇa transcende l’espace et le temps. Il en va exactement de même pour la réalité de tout le reste.
39. Les conditions, sentiments, skandhas, āyatanas, dhatus, vijñānas, etc … sont différentes façons de présenter les enseignements. Ces différentes façons de présenter les enseignements ne sont pas en opposition les unes aux autres.
40. Les enseignements sur l’impermanence, le non-soi, l’interdépendance, la vacuité, la non-apparence, la non-poursuite, l’attention, la concentration et la vision profonde, etc … constituent le cœur de la sagesse bouddhiste. Ils peuvent aller de pair avec l’esprit de la science, ils peuvent être utilisés dans le dialogue avec la science et offrir des suggestions, et être un soutien pour la recherche scientifique. La science moderne devrait essayer de surmonter la tendance à la double saisie et les scientifiques doivent se former pour développer leur capacité d’intuition.

Lire la suite

Enseignement Fr. Phap Lieu

23 Juin 2016 , Rédigé par Maison de l'Inspir

Enseignement Fr. Phap Lieu

Dimanche passé nous avons reçu un enseignement de notre grand frère Phap Lieu sur le thème: 'Prendre soin de notre santé physique et mentale avec la pratique de la pleine conscience'..

Cliquez sur chaque partie pour ouvrir le lien dans Youtube:

Méditation Guidée

Première partie

Deuxième partie

Dimanche prochain notre grand frère nous donnera encore un enseignement.

Le thème sera: La pleine conscience pour transformer nos mauvaises habitudes.

Lire la suite

Enseignement de sr Giac Nghiem

22 Juin 2016 , Rédigé par Maison de l'Inspir

Enseignement de sr Giac Nghiem

Dimanche passé nous nous sommes régalés d'un enseignement de notre grande soeur Giac Nghiem sur les 8 consciences.

Cliquez sur chaque partie pour ouvrir le lien dans Youtube:

Première partie

Deuxième partie

Troisième partie

Lire la suite

Pratique de la petite cloche

17 Juin 2016 , Rédigé par Maison de l'Inspir

Pratique de la petite cloche

Voici un transcription de la traduction d'un enseignement précieux, donné par Thay pendant la retraite de juin 2014 en Anglais sur la Pratique avec la petite cloche.

Comment inviter la cloche

Quand vous tenez la petite cloche sur la paume de votre main gauche, vous la tenez de telle sorte que le son produit par la cloche dure longtemps. Donc, nous ne devons pas la tenir comme ceci, nous devons la tenir comme cela. Et la main est le soutien, le support de la cloche. La main est comme une fleur de lotus avec 5 pétales. Et la cloche, c’est comme un joyau, un joyau dans le cœur d’une fleur de lotus. Vous visualisez votre main comme un lotus, et la cloche, la petite cloche, comme un joyau, le joyau au cœur d’une fleur de lotus. C’est le sens de OM MANI PADME, OM : MANI c’est le joyau, PADME c’est dans le lotus, PADMA c’est le lotus, PADME c’est dans le lotus.

Quand vous tenez la cloche et que vous la portez au niveau de vos yeux, vous visualisez que votre main est une fleur de lotus, la cloche est un joyau dans ce lotus. Il y a un livre écrit par un pratiquant juif dont le titre est : « Le juif dans le lotus » - c’est un jeu de mot avec « joyau », « jew ».

Le gatha

Vous voyez le lotus, le joyau, et vous commencez à respirer. Vous inspirez et vous expirez avec plaisir et vous récitez le gâthâ, le verset :

« Corps, parole et esprit en parfaite unité

J’envoie mon cœur avec le son de cette coche

Que tous ceux qui l’entendent s’éveillent de l’oubli

Et transcendent l’anxiété et la souffrance ».

C’est un verset que nous devons mémoriser. Si vous êtes enseignant du Dharma, membre de l’ordre de l’Inter-être, si vous êtes pratiquant, vous devez mémoriser ce verset, c’est de la poésie.

Produire de la paix

Avec votre inspiration, vous récitez la première ligne : « Corps, parole et esprit », c’est à dire les 3 formes d’action « sont en parfaite unité », c’est la concentration : Corps, parole et esprit, concentrés sur l’inspiration ; « Corps, parole et esprit en parfaite unité ». Et lorsque vous expirez, vous dites: « J’envoie mon cœur avec le son de cette cloche », ça n’est pas juste un son, c’est mon cœur, c’est ma concentration, ma paix.

J’ai pratiqué, j’ai invité la cloche depuis tant d’années, plus de 70 ans, et je sais maintenant comment faire. Et pendant que j’invite la cloche, je produis de la paix, de la relaxation, du bonheur, de la joie. Le simple fait d’inviter la cloche à sonner peut produire beaucoup de relaxation, de paix, de joie et de bonheur, même du Nirvana.

Donc, nous tous, nous devons nous entrainer à être maître, maîtresse de la cloche. Et il y a des jeunes qui savent comment faire ça, des enfants qui savent faire ça : « corps, parole et esprit, en parfait unité, j’envoie mon cœur avec le son de cette coche, que tous ceux qui l’entendent s’éveillent de l’oubli ».

L’oubli, c’est l’opposé de la pleine conscience. Vous vous permettez d’être emporté, le corps et l’esprit ne sont pas ensemble, vous pensez à ceci, à cela, vous êtes prisonnier du passé, du futur, de votre colère, de votre chagrin, c’est l’état de dispersion, d’oubli.

« Que tous ceux qui m’entendent s’éveillent de leur oubli et transcendent l’anxiété et la souffrance » – vous êtes pris par l’anxiété et le chagrin, vous entendez le son de la cloche et vous laissez toute cette anxiété et ce chagrin. Donc, une fois que vous avez inspiré et expiré deux fois, que vous finissez ce gâthâ, vous devenez calme et paisible et concentré, vous êtes qualifié comme maître de cloche.

Inspirer, ça prend peut-être 3 ou 4 secondes, et expirer va prendre peut-être 6 secondes, en tout 10 secondes, et 2 fois 10 secondes, ça fait 20 secondes pour que vous deveniez maître de cloche et c’est agréable à faire.

Si vous luttez, ça n’est pas correct comme pratique. Vous le faites comme un artiste, comme un pratiquant, c’est une très belle chose à faire : tenir la cloche, visualiser le lotus et le joyau, inspirer et expirer avec un poème. Vous produisez la paix et de la concentration, vous produisez la joie et le calme.

Et après cela, vous faites un demi-son. Il a la fonction d’avertir, d’informer les personnes autour de vous qu’un son entier va bientôt se produire, va bientôt arriver, et vous leur donnez 10 secondes pour qu’ils se préparent à la réception du son complet (4 secondes pour l’inspiration et 6 secondes pour l’expiration) et pendant ces 10 secondes, ils arrêtent leurs paroles, ils arrêtent leur pensées, ils ramènent leur esprit à leur corps et reçoivent le son entier.

Pratique de la petite clochePratique de la petite cloche

La voix du Bouddha qui nous appelle

Le son entier de la cloche représente la voix du Bouddha à l’intérieur qui vous appelle. Le Bouddha est dans votre cœur ; la capacité de se réveiller, d’être paisible, d’être compréhensif, d’être aimant est dans votre cœur. Donc c’est la voix du Bouddha qui vous ramène à la maison, c’est le son de la cloche. C’est pour ça que, quand vous entendez le son qui vous a averti, vous savez que le Bouddha est sur le point de vous appeler. Donc, avec respect, vous cessez votre pensée, votre parole, vous inspirez 4 secondes, vous expirez, vous vous détendez, prêt à accueillir le Bouddha. Donc, le son complet de la cloche n’est rien moins que l’appel du Bouddha, l’appel de la pleine conscience, de la concentration et de la vision profonde.

Si vous êtes un bon maître de cloche, après le demi-son, le son de réveil de la cloche, vous laissez suffisamment de temps aux personnes pour se préparer à la réception du son complet. 10 secondes sont suffisantes et vous pouvez mesurer avec votre propre respiration : vous inspirez 1 2 3 4, vous expirez, 1 2 3 4 5 6. Vous pouvez utiliser les numéros 1234 ou bien vous pouvez utiliser un gâthâ : vous remplacez les numéros par des mots.

Marcher dans la terre pure

A l’ermitage, j’avais l’habitude de marcher, je marche souvent vers l’endroit où j’ai accroché mon hamac. Et sur le chemin vers mon hamac, je pratique toujours la méditation marchée, je génère la paix et la joie avec chaque pas. Et quand j’inspire, je fais 4 pas, je dis : « sur le chemin du hamac », c’est mon inspiration (« sur le chemin du hamac » ça fait 4 mots en vietnamien), et en expirant, je fais 6 pas : « chaque pas est la terre pure », ça fait 6. Donc, je n’ai pas besoin d’arriver déjà au hamac pour être heureux. Je vais être heureux ici même et maintenant même.

Donc, vous pouvez inspirer et dire « 1 2 3 4 », expirer et dire « 1 2 3 4 5 6 », et vous pouvez remplacer par des mots, et si votre langue est monosyllabique, c’est très facile. Vous pouvez le faire aussi avec de la musique. La méditation en musique et en poésie, c’est ce que nos maîtres ont fait dans le passé ; ils utilisent toujours la musique et la poésie pour pratiquer, donc c’est très agréable.

Un son profond

Après cela, vous invitez la cloche avec un son complet. La qualité du son dépend beaucoup de votre entrainement. Vous devez vous entrainer beaucoup pour produire un son qui est très agréable à entendre, et qui est suffisamment puissant mais pas violent, surtout avec le grand bol. Si c’est trop violent, alors ça peut passer dans le son et ça n’est pas agréable ; si c’est trop faible alors ça n’est pas assez profond et agréable.

Chaque matin, vous savez, je m’assoie à la cloche quand les moines et les moniales font le chant et vous m’avez entendu inviter la cloche, vous pouvez voir la qualité du son : il n’est jamais trop faible, il n’est jamais violent, il est juste. C’est juste le son qui est à la fois puissant et profond (son de cloche). Si le son est bon, alors après 3 inspirations et 3 expirations, vous pouvez encore l’entendre.

Acheter une cloche

Si vous avez décidé d’acheter une cloche, essayez-là pour être sûr qu’elle produise un beau son qui peut durer longtemps. Invitez une coche chez vous, je vous recommande de le faire. Ca peut apporter beaucoup de joie et de bonheur, de réconciliation pour vous-même et pour votre foyer, et vous devez vous arranger pour avoir un espace, une pièce dans la maison où la cloche peut s’asseoir.

La cloche est un Bodhisattva. La présence de la cloche dans la maison est très utile, elle aide beaucoup. C’est pourquoi avant d’inviter la cloche à sonner, on ne dit pas « frapper la cloche » ou « battre la cloche », on dit « inviter la cloche à sonner », parce que la cloche est un ami, un Bodhisattva qui nous aide à revenir à nous-même, à nous réjouir de ce moment présent.

Ecouter la cloche

Lorsque vous entendez le son complet, vous commencez à inspirer et à expirer avec le gâthâ : « j’écoute, j’écoute » (4, 5 ou 6 secondes, ça dépend), et quand vous expirez, vous récitez : « ce son merveilleux me ramène à ma vraie demeure ». Ma vraie demeure est située ici et maintenant, là où je peux rencontrer mon corps de Dieu, mon corps cosmique, ma nature de non-naissance et de non-mort. Rentrez chez vous, la pratique c’est de toujours rentrer chez nous, la vie est présente ici et maintenant, c’est ça notre vraie demeure. Votre demeure, ça n’est pas Amsterdam, Boston ou New York, Kuala Lumpur ; votre vraie demeure, c’est ici et maintenant, et chaque son de la cloche nous aide à rentrer à la maison. Ca prend quelques secondes de rentrer à la maison, vous n’avez pas besoin d’acheter un billet d’avion et de passer le contrôle de sécurité, vous pouvez être chez vous en quelques secondes, c’est très beau.

Si vous êtes un bon maître de cloche, vous donnez assez de temps pour que tout le monde profite de 3 inspirations et expirations profondes, vous offrez cette paix, cette joie. Il ne faut pas être avare, il faut être généreux, le maître de la cloche se réjouit de 3 inspirations et expirations profondes et donne quelques secondes en plus, pour les autres personnes, parce que peut-être que notre inspiration et notre expiration ne sont pas aussi profondes et aussi longues que celles des autres personnes. Donc, c’est un temps pour savourer. Après avoir fini le premier son complet, après avoir inspiré et expiré 3 fois, vous leur redonnez encore quelques secondes, 3, 4, 5 secondes, avant de produire le deuxième son. Si nous respirons bien, le calme, la relaxation, la paix, la joie et même le Nirvana sont disponibles. Dieu, le corps cosmique sont disponibles. La pratique est très agréable et assez facile. Nous devrions en faire une habitude, le bonheur est une habitude. Pratiquons ensemble : (un demi-son – 3 sons).

Pratique de la petite cloche

Pratiquer ensemble

Après avoir terminé 3 sons complets de la cloche, vous baissez, vous descendez la cloche et vous l’invitez à s’asseoir à nouveau sur son coussin. C’est merveilleux si toute la famille s’assoit et écoute la cloche ensemble. Si vous faites cela chaque matin, chaque soir, alors il y aura plus d’harmonie, plus d’amour et de compréhension mutuelle, plus de bonheur dans la maison. Lorsque plusieurs centaines de personnes s’assoient dans la détente, inspirent et expirent comme cela, nous produisons une énergie collective de paix, de pleine conscience, de joie, très puissante, très nourrissante pour nous tous. Et c’est ce que nous produisons pendant une retraite, l’énergie de la paix, l’énergie de la pleine conscience, l’énergie de la compréhension et de la compassion. Ces choses sont très précieuses, elles peuvent être produites par la pratique, vous ne pouvez pas les acheter au supermarché.

Toutes les cellules écoutent

C’est mon désir que chacun, chacune d’entre vous s’entraine à bien inviter la cloche. Je veux que mon corps de continuation le fasse bien. Quand nous inspirons, que nous écoutons le son de la cloche, nous pouvons inviter toutes les cellules de notre corps à nous rejoindre dans cette écoute. Vous n’écoutez pas seulement avec vos oreilles, il y a des milliards de cellules dans votre corps et chaque cellule a sa propre vie et ses perceptions, ses formations mentales, sa conscience. Chaque cellule a un corps de Dieu, un corps cosmique. Donc, c’est l’écoute profonde, vous invitez toutes les cellules de votre corps à vous joindre dans l’écoute de la cloche, et la cloche, avec la paix de la pleine conscience, pénètre profondément dans chaque cellule. Il y a une synchronisation dans votre corps et la paix est générée, l’harmonie est générée, et elle guérit votre corps.

Nous savons que, dans chaque cellule de notre corps, nos ancêtres sont pleinement présents, mon père est là dans chaque cellule de mon corps, ma mère est également là. Mon grand-père, ma grand-mère, mes ancêtres ne sont pas morts, ils sont pleinement présents dans chaque cellule de mon corps. Donc, lorsque j’entends la cloche, je les invite tous à me rejoindre dans l’écoute. Au lieu de dire : « j’écoute, j’écoute ce son merveilleux me ramène à ma vraie demeure », nous devrions dire : « nous écoutons, nous écoutons ce son merveilleux nous ramène à notre vraie demeure ». C’est l’écoute profonde. La pratique de l’écoute de la cloche peut être très profonde et peut apporter beaucoup de bons résultats.

Il y a toute sorte de cloches au Village des Pruniers, vous pouvez vous entrainer et je veux que chacun, chacune d’entre vous devienne un maître, une maîtresse de cloche qui sait comment inviter la cloche.

Le rève

Il y a de nombreuses années, j’ai fait un très beau rêve. A l’époque, j’étais encore très jeune, j’avais 50, 55 ans (rires). Dans ce rêve, je me suis vu encore plus jeune, j’avais peut-être 20 ans, j’étais un étudiant à l’université. Ce jour là, j’ai découvert que j’étais accepté dans la classe d’un professeur très prestigieux et j‘étais tellement fier parce que tout le monde dans l’université aspirait à être dans son cours, c’était le meilleur professeur de toute l’université. Donc, j’ai entendu que je devais être présent dans ce cours le matin même. Donc, je me suis rendu tout en haut du bâtiment, et je me suis arrêté au bureau, et j’ai demandé au secrétaire dans ce bureau où se trouve la classe. Et j’ai vu un jeune homme qui essayait de s’y rendre également. Il avait exactement le même air que moi, c’était comme une photocopie de moi-même, son visage, ses vêtements, etc. J’étais très curieux, j’ai demandé au secrétaire : « Qui est ce jeune homme ? Est-ce qu’il est accepté dans la même classe ? ». « Toi oui, mais lui non ». Je n’ai pas compris jusqu’à ce que je me réveille plus tard du rêve. Et j’ai appris que cette personne, c’était moi aussi, mais que je l’avais laissé derrière moi, parce que j’avais fait des progrès, j’avais trouvé plus de liberté, de lâcher-prise, et c’est pourquoi je l’avais laissé derrière moi.

Donc, nous devons nous dépasser nous-même, nous devons devenir meilleur chaque jour, plus libre, plus vivant, plus compatissant, chaque jour. A mi-chemin vers cette classe, j’ai appris que c’était une classe de musique. J’étais tellement surpris. Je ne suis pas étudiant en musique, pourquoi est-ce que je serais accepté dans une classe de musique ? Alors, j’ai monté l’escalier avec ce genre de doute : « Pourquoi est-ce qu’ils m’ont accepté comme étudiant en musique ? ». Et quand je suis rentré dans la salle, je pensais que c’était une salle normale, c’était une salle immense, et il y avait déjà des milliers d’étudiants assis. Et en regardant par la fenêtre, j’ai vu le paradis de Tushita, des montagnes magnifiques, des pics avec de la neige, des étoiles. C’était très beau, c’était comme une assemblée de bodhisattvas, et le professeur, c’était comme le Bouddha qui était sur le point de donner un enseignement du Dharma.

Je n’avais pas eu le temps de trouver un siège parce que je voulais m’asseoir pas trop près du professeur. Soudain j’ai entendu que je devais faire une présentation ce matin-là. « Moi, faire un exposé sur la musique ? Je ne connais pas grand-chose à la musique ». J’étais très embarrassé, je ne savais pas quoi faire. C’était comme une énergie d’habitude, j’ai mis ma main dans ma poche, et soudain, j’ai trouvé quelque chose : ma petite cloche, et j’ai dit : « Faire une présentation sur comment inviter la cloche, je peux le faire ». J’ai confiance et je ne me faisais plus de souci. Et le professeur était sur le point de rentrer, mais je me suis réveillé. J’ai beaucoup regretté parce que si j’étais resté un peu plus, 5 ou 6 secondes, j’aurais pu voir le professeur en personne, le Bouddha en personne.

Après m’être réveillé, je suis resté sur mon lit, j’ai respiré et j’ai essayé de trouver quel était le sens de ce rêve. Finalement, j’ai trouvé que l’autre personne, c’était aussi moi, mais que je l’avais laissé derrière moi parce que j’avais fait des progrès sur le chemin de la pratique.

La cloche est un instrument de musique. Il y a beaucoup de moines, de moniales aux Pruniers qui jouent d’un instrument de musique et leurs chansons deviennent des chansons du Dharma, donc ils sont ma continuation. Si j’étais étudiant de musique, eux aussi sont étudiants de musique, aussi maintenant.

(Extrait de l’enseignement du 20 juin 2014 (retraite des 21 jours)

Thay with the bell by David Nelson

Thay with the bell by David Nelson

Lire la suite

Atelier d'étude des 14 Entrainements

3 Juin 2016 , Rédigé par Maison de l'Inspir

Un atelier d'étude des 14EPC débute à partir du samedi 11 juin à la Maison de l'Inspir.

Il aura lieu chaque samedi après-midi de récitation des 5 et 14 EPC.

Il concerne toute personne ayant reçu la transmission des 5EPC; les pratiquants depuis au moins deux ans et désireuses d'approfondir sa pratique.

L'atelier se fermera aux nouveaux arrivants lorsque le groupe définitif sera constitué.

Il ne fonctionnera pas pendant les vacances scolaires.

L'atelier sera facilité par Monique et Christianne, membres de l'Ordre d'Interêtre.

Un atelier d'étude des 5EPC se met également en place le même samedi après-midi.

Atelier d'étude des 14 EntrainementsAtelier d'étude des 14 Entrainements
Lire la suite
<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 > >>