La Maison de l'Inspir

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Un caillou dans votre poche - Méditation guidée

10 Mai 2013 , Rédigé par Maison de l'Inspir Publié dans #Inspiration

La très belle méditation guidée des cailloux, offerte par un des nos frères. Elle est en anglais, vous pouvez lire la traduction française ci-dessous.

Méditation des cailloux

J’inspire

Le premier caillou me rappelle d’être frais comme une fleur. Je sais que je suis un être humain et les êtres humains sont aussi des fleurs, les fleurs de cette planète. Nous oublions parfois que nous sommes des fleurs et nous nous desséchons. A cause de cela je veux me souvenir que je suis une fleur. Ce caillou va représenter la fraicheur de la fleur.

J’inspire je me sens frais

J’expire je suis une fleur

Le deuxième caillou me rappelle la solidité et la stabilité que je peux offrir à mes frères et mes sœurs et ma communauté. Nous savons que chacun d’entre nous, avons la capacité d’être solide et ferme comme une montagne, solide dans notre esprit, nos émotions, nos sentiments et dans notre amour. Je veux me souvenir d'être une fondation solide pour mes frères, mes sœurs, mes bien-aimés et ma communauté.

J’inspire je me sens solide

J’expire je suis une montagne

Le troisième caillou représente l’eau, la tranquillité. Je sais que mon esprit peut refléter toutes mes pensées, mes actions, mes anxiétés et lorsque mon esprit est calme, tranquille il va refléter tout ce qui se passe réellement, ce qui se passe à l’intérieur de moi et autour de moi. Comme un lac complètement immobile qui reflète exactement ce qui est autour de lui comme les montagnes, les arbres, les nuages et même le ciel bleu clair. Je souhaite pratiquer comme un lac.

J’inspire eau, tranquillité

J’expire refléter

Le quatrième caillou représente l’espace. L’espace qui est en moi et autour de moi. L’espace que je peux m’offrir à moi-même, à mes amis et à ma famille, tous ceux qui sont proche de moi. Je sais et je suis conscient que tout le monde a besoin d’espace en eux et autour d’eux ; donc je veux offrir à moi-même de l’espace et aussi à mes amis, ma famille, mes bien-aimés cet espace dont ils ont besoin afin qu’ils puissent être libres.


J’inspire je ressens l’espace en moi et autour de moi

J’expire je suis libre

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Journal de voyage Israël-Palestine

8 Mai 2013 , Rédigé par Maison de l'Inspir

Un groupe de Frères et Soeurs monastiques sont allés en Israël et en Palestine. Voici le récit de leur voyage.

Journal de voyage
Israël-Palestine
26 Février-22 Mars 2013
Au jour le jour, une fleur sous chaque pas,
à la maison à chaque pas.
« Cher Thay, pourquoi existe-il différentes religions sur la terre ?
Mon enfant, chaque religion est une sorte de fleur, et c'est merveilleux d'avoir différentes fleurs dans un jardin, l'essentiel c'est qu'elles ne se battent pas. »

Mardi 26 Février
Notre voyage a commencé il y a quelques semaines déjà avec des réunions de préparation, le choix des billets de train et d’avion et puis la cohésion de notre délégation: frère Phap Ung, frère Phap Y, soeur Trung Nghiem, Frère Ngo Khong et moi-même, soeur Su Nghiem. Ce faisant, nous avons bu du thé, dégusté du chocolat…et déjà beaucoup ri ! L’harmonie est présente, notre groupe se forme et chacun se découvre un peu. Je sens qu’un équilibre se met doucement en place. Merci à soeur Thai Nghiem de nous accompagner pour les préparatifs et de nous faire confiance pour la suite... !

Lisez la suite en cliquant sur la page : Journal de Voyage Israël-Palestine
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Poème de Thay

30 Avril 2013 , Rédigé par Maison de l'Inspir Publié dans #Inspiration

O toi qui tourne en rond,

S'il te plait arrête-toi.

Pourquoi le fais-tu?

"Je ne peux être sans aller, c'est pourquoi je tourne en rond."

O toi qui tourne en rond

s'il te plait arrête-toi.

"Mais si je cesse d'aller, je cesserai d'être."

O mon ami qui tourne en rond,

Tu n'es pas un avec cette histoire folle de tourner en rond.

Tu peux prendre plaisir à aller,

Mais pas à tourner en rond.

"Où puis-je aller?"

Va là où tu peux trouver ton aimé,

Là où tu peux te trouver toi-même.

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Vous cherchez quelque chose?

30 Mars 2013 , Rédigé par maisondelinspir Publié dans #Inspiration

Thay :

Ce matin j’ai marché comme d’habitude et pendant la marche je me dis :

« Qu’est ce que tu cherches ? ».

Pendant l’inspiration : « Qu’est–ce que tu cherches ? Qu’est-ce que tu cherches ? ».

Puis Thay regarde l’audience et demande :
« Vous cherchez quelque chose ? » et ce que vous cherchez est déjà là.

C’est cela, c’est  cela, c’est cela et quand vous faîtes une inspiration

vous réalisez que ce que vous cherchez est déjà là en vous et autour de vous,

les merveilles de la vie. Est-ce que vous cherchez le Royaume de Dieu ?

Il est là, il est disponible mais vous n’êtes pas en contact avec le Royaume.

Il faut se mettre en contact, la nature du Bouddha, le Nirvana,

les merveilles de la vie, la Terre Mère, le Père Soleil, tout est là pour vous

et vous n’êtes pas là pour eux.

Donc l’éveil, la concentration, le bonheur est possible à chaque pas, à chaque souffle.

Au Village des Pruniers vous êtes encouragé à être heureux à chaque pas, avec chaque souffle.

C’est une chose possible, le bonheur c’est possible, la paix c’est possible,

la fraternité c’est possible.

Il faut commencer à vivre.

 

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A la Rechercher L’un de l’Autre :

Honoré du Monde, je vous ai cherché depuis mon enfance.

Dès mon premier souffle, j’ai entendu votre appel.

Je suis parti à votre recherche, Bhagavan,

J’ai parcouru tant de chemins périlleux, rencontré tant de dangers.
Dans mes pérégrinations, j’ai enduré désespoir, peur, espoir et souvenirs.
Vers les contrées les plus lointaines, sauvages et immenses, je suis parti,

Sur les étendues d’étranges océans, j’ai navigué,

Sur les plus hauts sommets perdus dans les nuages, j’ai grimpé.marche dans le desert
j’ai plusieurs fois gît mort dans une solitude absolue sur le sable d’anciens déserts,

J’ai tenté de retenir dans mon cœur les nombreuses larmes de pierre,

J’ai rêvé de boire les gouttes de rosée scintillant de l’éclat des galaxies lointaines.
J’ai  laissé des traces de pas sur les montagnes célestes des dieux.
J’ai hurlé du fond de l’enfer Avichi, exténué, éperdu de désespoir.
C’est parce que j’avais faim, j’avais soif.
Au cours de mes dizaines de millions de vies,

J’ai désiré découvrir l’image de Celui qui est parfait,

Bien que je n’en connaisse pas exactement le lieu,

O Béni, je sens du fond de mon cœur la mystérieuse certitude de votre présence.
J’ai le sentiment que depuis des milliers de vies, vous et moi, n’avons été qu’un,

Qu’entre nous il n’y a que l’éclair d’une pensée.
Hier encore, je marchais seul, j’ai vu le chemin ancien couvert de feuilles d’automne.
La lune brillante, accrochée au-dessus du portail, est apparue soudain comme l’image d’un vieil ami.
Alors les étoiles tout excitées ont annoncé que vous étiez là.
La nuit durant, la pluie de la compassion n’a cessé de tomber,

La lumière des éclairs traversait ma fenêtre, un énorme orage s’était levé,

Comme si la Terre et le Ciel s’emportaient dans leur furie.
Enfin, en moi, la pluie s’est arrêtée et les nuages ont disparu.
Par la fenêtre, je vis la lune tardive, paisible et brillante.
Le Ciel et la Terre étaient totalement apaisés.
En me contemplant dans le miroir de la lune, je me suis vu et soudain je vous ai vu, Bhagavan.
Vous étiez souriant.

Comme c’est étrange !

La lune brillante de la liberté  venait juste de me revenir.
En un seul instant, tout ce à quoi j’ai cru, je l’avais perdu.
Dès lors, et à chaque instant qui suivit, je vis que rien ne m’avait quitté,

Et qu’il n’y avait rien à retrouver.
Chaque fleur, chaque caillou et chaque feuille me regarde et me reconnaît.chemin-de-pierre.jpg
Où que se tourne mon regard, je vous vois sourire,

Le sourire de ce qui ne naît ni ne meurt.
Voilà ce que j’ai découvert en regardant dans le miroir de la lune.
Je vous ai vu, Bhagavan,

Vous êtes assis là, aussi solide que le Mont Mérou, aussi calme que mon propre souffle.
Vous êtes assis comme s’il n’y avait jamais eu la violence des tempêtes en ce monde.
Vous êtes assis en paix et libre.
Je vous ai  trouvé Bhagavan, et je me suis trouvé.
Je suis assis, le ciel bleu profond est silencieux,

Les montagnes couvertes de neige sont peintes sur l’horizon, et le soleil chante sa joie.


Vous êtes mon premier amour, Bhagavan,

Vous êtes l’amour toujours présent, immaculé et vierge,

Ainsi  jamais je n’aurai besoin d’un amour dont on dirait qu’il est « le dernier ».
Vous êtes la source, le courant d’une vie spirituelle,

Qui s’écoule depuis des millions de vies dans le samsara, mais qui reste pure comme au début.


Vous êtes ma paix.
Vous êtes ma solidité.
Vous êtes ma liberté intérieure,

Vous êtes le Bouddha,
Vous êtes le Tathagata.
Sans dévier,

Je souhaite  nourrir en moi la solidité et la liberté,

Pour les offrir à tous les êtres.
Aujourd’hui et toujours.


-          Poème Inédit de Thich Nhat Hanh

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Le printemps

8 Mars 2013 , Rédigé par maisondelinspir Publié dans #Inspiration

Printemps

Tout est lumière, tout est joie.
L'araignée au pied diligent
Attache aux tulipes de soie
Les rondes dentelles d'argent.

La frissonnante libellule
Mire les globes de ses yeux
Dans l'étang splendide où pullule
Tout un monde mystérieux.

La rose semble, rajeunie,
S'accoupler au bouton vermeil
L'oiseau chante plein d'harmonie
Dans les rameaux pleins de soleil.

Sous les bois, où tout bruit s'émousse,
Le faon craintif joue en rêvant :
Dans les verts écrins de la mousse,
Luit le scarabée, or vivant.

La lune au jour est tiède et pâle
Comme un joyeux convalescent;
Tendre, elle ouvre ses yeux d'opale
D'où la douceur du ciel descend !

Tout vit et se pose avec grâce,
Le rayon sur le seuil ouvert,
L'ombre qui fuit sur l'eau qui passe,
Le ciel bleu sur le coteau vert !

La plaine brille, heureuse et pure;
Le bois jase ; l'herbe fleurit.
- Homme ! ne crains rien ! la nature
Sait le grand secret, et sourit.

Victor Hugo

 

notre jardin 6282

Extrait du livre de notre maître "Ce monde est tout ce que nous avons":


La ville où il ne restait qu'un seul arbre:

C'était une ville où il ne restait plus qu'un seul arbre. Ses habitants souffraient tous de désordres psychiques car ils étaient complètement coupés de la nature. Un jour, un médecin de la ville comprit de quoi souffraient les gens. Il établit donc, pour chacun de ses patients, le même diagnostic et la même ordonnance : "Vous êtes malade parce que vous êtes coupé de la Mère Nature. Vous allez, chaque matin, prendre le bus pour le centre ville et vous arrêter qu pied du seul arbre qui nous reste. Vous étreindrez son tronc pendant un quart d'heure en vous imprégnant de la belle couleur verte de son feuillage et du parfum de son écorce."

 

Les patients appliquèrent l'ordonnance à la lettre et, au bout de trois mois, ils se sentaient beaucoup mieux. Mais comme tant de gens souffraient des mêmes troubles et que le docteur leur donnait à tous la même prescription, la file de ceux qui voulaient embrasser l'arbre s'étira bientôt sur plus d'un kilomètre. Les gens commencèrent à s'impatier et le Conseil Municipal dut intervenir. Il décida de réduire la durée de l'étreinte de l'arbre à cinq minutes précises pour chacun, puis à une minute et en définitive à quelque secondes. C'est ainsi que s'épuisa le seul remède à la maladie des citadins.

etreinte-sr-dao.jpg


Si nous ne sommes pas vigilants, nous pouvons bientôt nous retrouver dans la même situation. Souvenons-nous que notre corps n'est pas limité par son enveloppe de peau. Il est autrement plus vaste. Nous savons que si notre coeur cesse de battre, notre flux vital cessera aussitôt. Mais nous ne prenons jamais conscience de tout ce qui, tout en étant extérieur à notre corps, est aussi essentiel à notre survie que notre coeur......

 

Remerçions les arbres d'être là pour nous, offrons leur une etreinte.....

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