Articles récents
Fermeture de la Maison de l'Inspir cet été
La Maison de l'Inspir sera fermée cet été du vendredi 5 juillet au samedi 20 juillet inclus. Nous aurons la journée de pleine conscience le dimanche 21 juillet;
Elle sera également fermée du lundi 12 août au vendredi 23 août inclus. Nous aurons la journée de pratique le samedi 24 août.
Nous vous encourageons à aller au Village des Pruniers pour la retraite d'été qui commence le samedi 6 juillet, vous pouvez y aller pour une semaine ou plus. La retraite d'été se termine le samedi 3 août.
Il y aura également une retraite santé au Village des Pruniers du 16 au 23 août et une retraite jeunes adultes du 23 au 30 août. Vous trouverez toutes les informations sur le site du Village des Pruniers (villagedespruniers.org)
Bienvenue à la Maison de l'Inspir
Soyez les bienvenus à la Maison de l’Inspir où vivent plusieurs moniales disciples du Vénérable Maitre Thich Nhat Hanh, moine zen vietnamien ayant fondé en 1982 le monastère "Le Village des Pruniers" dans le sud-ouest de la France. (voir le lien)
La Maison de l’Inspir est un lieu de refuge, de ressourcement et de repos ; un lieu pour approfondir sa pratique de la méditation à travers les actes quotidiens faits dans la pleine conscience. C’est une maison de la fraternité où nous apprenons à chaque instant à vivre en harmonie les uns avec les autres, dans un esprit de respect et d’écoute des besoins de l’autre. Nous nous appliquons à l’art de vivre en pleine conscience notre vie quotidienne, en vue de développer les capacités de compréhension et de compassion de chacune. Nous sommes heureuses de vous y accueillir et de partager avec vous notre pratique et notre façon de vivre.
Vous pouvez venir partager avec nous nos activités quotidiennes. Vous n’avez pas besoin de téléphoner pour nous prévenir de votre arrivée, la maison est ouverte du mercredi après-midi à partir de 16h30 jusqu'au dimanche après-midi.
Nous sommes heureuses de pouvoir vous y accueillir pour les journées de pleine conscience les jeudis et dimanches, pour les méditations assises et marchées, les récitations des entraînements à la pleine conscience, et d’autres activités si vous le souhaitez.
Nous vivons ensemble, partageons et développons notre pratique.
La maison est entourée d’un grand jardin. Elle est située dans un quartier verdoyant avec au bout de la rue la Marne, qui est très agréable pour marcher en pleine conscience !
Nous vous invitons à aller dans les rubriques « bienvenue » pour avoir les informations sur notre emploi du temps et autres renseignements utiles.
Comment venir
La Maison de l’Inspir’ se situe dans la région parisienne - 7 Allée des Belles Vues à Noisy-le-Grand (ligne A du RER, station Noisy-le-Grand ; puis bus 320 « circulaire intérieure », arrêt « Carrefour de Malnoue »).
* Plan d’accès pour arriver jusqu’à nous :
En voiture : Par l’autoroute A4, direction Nancy, sortie Noisy-le-Grand Mont d’Est.. Passez devant les Arcades. Longez la ligne du RER et au rond-point passez par-dessus la voie ferrée. Continuez dans la même direction et au deuxième feu tournez à droite. Ensuite descendez vers la Marne. Suivez le panneau Villeflix.Vous pouvez visualiser nos cartes ici et là !
Par le RER : Ligne A, direction « Marne-La-Vallée » : descendre à « Noisy-le-Grand Mont-d’est ». Prendre le bus 320 circulaire « intérieure », et descendre au « Carrefour de Malnoue ». Suivez le panneau Villeflix. L’Allée des Belles Vues descend en direction de la Marne ;
nous sommes au no 7.
Vous pouvez également marcher, c'est à environ 20 minutes à pied du RER. Sortir du coté "bassin", aller vers la gauche le long du petit bassin, traverser l'avenue du Mont d'Est et longer le grand bassin Promenade des Mares du Dimanche. Traverser la rue du Docteur Sureau et vous engager dans la petite allée appelée rue des Cygnes juste devant vous. La suivre ensuite vers la droite, elle donne dans l'avenue du Marechal Joffre. Descendre l'avenue du Marechal Joffre vers la gauche. Vous arriverez en bas de l'avenue à un grand carrefour, dirigez-vous à droite sur l'avenue Emile Cossoneau, direction Villeflix, aller jusqu'au prochain carrefour. Traverser l'avenue. L'allée de Belles Vues se trouve de l'autre coté de l'avenue, suivez le panneau indiquant Villeflix.
Vous pouvez trouver l'itinéraire sur internet sur "google maps" en tapant notre adresse.
Notre portail est en métal noir, avec un portique en bois à coté. Notre jardin est reconnaissable à ses bambous et le chemin cailloux et graviers.
Si vous venez pour la journée merci d'apporter un plat cuisiné (végétalien sans poisson ni oeufs) pour 4 ou 5 personnes que nous partagerons tous ensemble.
A la Maison de l’Inspir’, la communauté des Sœurs vivent uniquement de dons, financiers et matériels, tributaires par-là de votre générosité.
Vous pouvez également nous aider en apportant d'autres choses :
En ce moment nous aurions besoin de votre aide dans les domaines suivants:
# la nourriture (bio de préférence):
du riz brun complet ou semi-complet
du Tamari ou du Shoyu
du miso de riz ou d'orge ou bien du shiro miso
des algues (nori)
du lait de riz
du tahini (beurre de sésame)
des légumes de saison de préférence
des fruits,
des fruits secs comme raisins, amandes etc.
# Autres :
Papier pour photocopies
Papier Toilettes biodégradable
Éponges
Produit pour la vaisselle (écologique)
De la lessive liquide (non parfumé, écologique)
Si vous avez une bicyclette en bon état de marche mais dont vous ne vous servez plus, les soeurs de la Maison de l'Inspir seraient très heureuses de la faire rouler sur les bords de Marne.......
Votre contribution financière est également la bienvenue pour nous aider à payer les factures de gaz, d'électricité et réparations diverses dans la maison.
Quelques questions posées par Thay
Récemment lors d'un enseignement public à Hong Kong où plus de 12 000 personnes étaient présentes, Thay a posé une série de questions. L'enseignement était en anglais, si vous souhaitez le regarder vous pouvez aller sur la rubrique correspondante.
Thay a commencé tout d'abord en disant :
Ces questions vont peut-être toucher quelque chose de profond en vous et ainsi faire naitre une compréhension qui vous aidera à voir clairement dans quelle direction vous diriger.
Permettez à ces questions de pénétrer dans votre coeur et répondez oui ou non ou je ne suis pas sûre, tranquillement à l'intérieur de vous-même.
Que la réponse soit oui ou non ou je ne suis pas sûre, vous permettra d'avoir une vision profonde vous aidant ainsi à voir le chemin à suivre.
L'autre personne peut être votre partenaire, votre père, votre mère, votre fils, votre fille
1) Etes-vous amoureux?
2) Etes-vous encore amoureux?
3) Voulez-vous rétablir la connexion avec la personne que vous aimiez?
4) Pensez-vous qu'il ou elle est plus heureuse que vous maintenant?
5) Avez-vous du temps l'un pour l'autre ou êtes-vous tous les deux trop occupés?
6) Avez-vous été capable de préserver votre fraîcheur et votre beauté pour vous-même et pour l'autre personne?
7) Etes-vous capable d'offrir de la fraîcheur et de la beauté chaque jour?
8) Savez-vous comment gérer la souffrance en vous-même?
9) Savez-vous comment gérer la souffrance chez l'autre personne?
10) Comprenez-vous votre propre souffrance et ses racines?
11) Etes-vous capable de comprendre la souffrance chez l'autre personne?
12) Avez-vous la capacité d'aider l'autre personne à moins souffrir?
13) Avez-vous appris la façon de calmer vos sensations douloureuses et vos émotions?
14) Avez-vous le temps d'écouter vos propres souffrances, vos difficultés et votre désir le plus profond?
15) Avez-vous le temps d'écouter l'autre personne pour l'aider à moins souffrir?
16) Connaissez-vous la façon bouddhiste pour restaurer la communication et amener la réconciliation?
17) Etes-vous capable de créer un sentiment de joie pour vous-même? et d'aider l'autre personne à créer un sentiment de joie pour lui-même ou elle-même?
18) Pensez-vous vraiment avoir un chemin spirituel clair?
19) Avez-vous un sentiment de paix et de contentement en vous-même?
20) Savez-vous comment nourrir chaque jour votre amour?
21) Avez-vous déjà rencontré une personne véritablement heureuse?
Un caillou dans votre poche - Méditation guidée
La très belle méditation guidée des cailloux, offerte par un des nos frères. Elle est en anglais, vous pouvez lire la traduction française ci-dessous.
Méditation des cailloux
J’inspire
Le premier caillou me rappelle d’être frais comme une fleur. Je sais que je suis un être humain et les êtres humains sont aussi des fleurs, les fleurs de cette planète. Nous oublions parfois que nous sommes des fleurs et nous nous desséchons. A cause de cela je veux me souvenir que je suis une fleur. Ce caillou va représenter la fraicheur de la fleur.
J’inspire je me sens frais
J’expire je suis une fleur
Le deuxième caillou me rappelle la solidité et la stabilité que je peux offrir à mes frères et mes sœurs et ma communauté. Nous savons que chacun d’entre nous, avons la capacité d’être solide et ferme comme une montagne, solide dans notre esprit, nos émotions, nos sentiments et dans notre amour. Je veux me souvenir d'être une fondation solide pour mes frères, mes sœurs, mes bien-aimés et ma communauté.
J’inspire je me sens solide
J’expire je suis une montagne
Le troisième caillou représente l’eau, la tranquillité. Je sais que mon esprit peut refléter toutes mes pensées, mes actions, mes anxiétés et lorsque mon esprit est calme, tranquille il va refléter tout ce qui se passe réellement, ce qui se passe à l’intérieur de moi et autour de moi. Comme un lac complètement immobile qui reflète exactement ce qui est autour de lui comme les montagnes, les arbres, les nuages et même le ciel bleu clair. Je souhaite pratiquer comme un lac.
J’inspire eau, tranquillité
J’expire refléter
Le quatrième caillou représente l’espace. L’espace qui est en moi et autour de moi. L’espace que je peux m’offrir à moi-même, à mes amis et à ma famille, tous ceux qui sont proche de moi. Je sais et je suis conscient que tout le monde a besoin d’espace en eux et autour d’eux ; donc je veux offrir à moi-même de l’espace et aussi à mes amis, ma famille, mes bien-aimés cet espace dont ils ont besoin afin qu’ils puissent être libres.
J’inspire je ressens l’espace en moi et autour de moi
J’expire je suis libre
Journal de voyage Israël-Palestine
Un groupe de Frères et Soeurs monastiques sont allés en Israël et en Palestine. Voici le récit de leur voyage.
Journal de voyage
Israël-Palestine
26 Février-22 Mars 2013
Au jour le jour, une fleur sous chaque pas,
à la maison à chaque pas.
« Cher Thay, pourquoi existe-il différentes religions sur la terre ?
Mon enfant, chaque religion est une sorte de fleur, et c'est merveilleux d'avoir différentes fleurs dans un jardin, l'essentiel c'est qu'elles ne se battent pas. »
Mardi 26 Février
Notre voyage a commencé il y a quelques semaines déjà avec des réunions de préparation, le choix des billets de train et d’avion et puis la cohésion de notre délégation: frère Phap Ung, frère Phap Y, soeur Trung Nghiem, Frère Ngo Khong et moi-même, soeur Su Nghiem. Ce faisant, nous avons bu du thé, dégusté du chocolat…et déjà beaucoup ri ! L’harmonie est présente, notre groupe se forme et chacun se découvre un peu. Je sens qu’un équilibre se met doucement en place. Merci à soeur Thai Nghiem de nous accompagner pour les préparatifs et de nous faire confiance pour la suite... !
Lisez la suite en cliquant sur la page : Journal de Voyage Israël-Palestine
Poème de Thay
O toi qui tourne en rond,
S'il te plait arrête-toi.
Pourquoi le fais-tu?
"Je ne peux être sans aller, c'est pourquoi je tourne en rond."
O toi qui tourne en rond
s'il te plait arrête-toi.
"Mais si je cesse d'aller, je cesserai d'être."
O mon ami qui tourne en rond,
Tu n'es pas un avec cette histoire folle de tourner en rond.
Tu peux prendre plaisir à aller,
Mais pas à tourner en rond.
"Où puis-je aller?"
Va là où tu peux trouver ton aimé,
Là où tu peux te trouver toi-même.
Vous cherchez quelque chose?
Thay :
Ce matin j’ai marché comme d’habitude et pendant la marche je me dis
:
« Qu’est ce que tu cherches ? ».
Pendant l’inspiration : « Qu’est–ce que tu cherches ? Qu’est-ce que tu cherches ? ».
Puis Thay regarde l’audience et demande :
« Vous cherchez quelque chose ? » et ce que vous
cherchez est déjà là.
C’est cela, c’est cela, c’est cela et quand vous faîtes une inspiration
vous réalisez que ce que vous cherchez est déjà là en vous et autour de vous,
les merveilles de la vie. Est-ce que vous cherchez le Royaume de Dieu ?
Il est là, il est disponible mais vous n’êtes pas en contact avec le Royaume.
Il faut se mettre en contact, la nature du Bouddha, le Nirvana,
les merveilles de la vie, la Terre Mère, le Père Soleil, tout est là pour vous
et vous n’êtes pas là pour eux.
Donc l’éveil, la concentration, le bonheur est possible à chaque pas, à chaque souffle.
Au Village des Pruniers vous êtes encouragé à être heureux à chaque pas, avec chaque souffle.
C’est une chose possible, le bonheur c’est possible, la paix c’est possible,
la fraternité c’est possible.
Il faut commencer à vivre.
A la Rechercher L’un de l’Autre :
Honoré du Monde, je vous ai cherché depuis mon enfance.
Dès mon premier souffle, j’ai entendu votre appel.
Je suis parti à votre recherche, Bhagavan,
J’ai parcouru tant de chemins périlleux, rencontré tant de dangers.
Dans mes pérégrinations, j’ai enduré désespoir, peur, espoir et souvenirs.
Vers les contrées les plus lointaines, sauvages et immenses, je suis parti,
Sur les étendues d’étranges océans, j’ai navigué,
Sur les plus hauts sommets perdus dans les nuages, j’ai grimpé.
j’ai plusieurs fois gît mort dans une solitude absolue sur le sable d’anciens déserts,
J’ai tenté de retenir dans mon cœur les nombreuses larmes de pierre,
J’ai rêvé de boire les gouttes de rosée scintillant de l’éclat des galaxies lointaines.
J’ai laissé des traces de pas sur les montagnes célestes des dieux.
J’ai hurlé du fond de l’enfer Avichi, exténué, éperdu de désespoir.
C’est parce que j’avais faim, j’avais soif.
Au cours de mes dizaines de millions de vies,
J’ai désiré découvrir l’image de Celui qui est parfait,
Bien que je n’en connaisse pas exactement le lieu,
O Béni, je sens du fond de mon cœur la mystérieuse certitude de votre présence.
J’ai le sentiment que depuis des milliers de vies, vous et moi, n’avons été qu’un,
Qu’entre nous il n’y a que l’éclair d’une pensée.
Hier encore, je marchais seul, j’ai vu le chemin ancien couvert de feuilles d’automne.
La lune brillante, accrochée au-dessus du portail, est apparue soudain comme l’image d’un vieil ami.
Alors les étoiles tout excitées ont annoncé que vous étiez là.
La nuit durant, la pluie de la compassion n’a cessé de tomber,
La lumière des éclairs traversait ma fenêtre, un énorme orage s’était levé,
Comme si la Terre et le Ciel s’emportaient dans leur furie.
Enfin, en moi, la pluie s’est arrêtée et les nuages ont disparu.
Par la fenêtre, je vis la lune tardive, paisible et brillante.
Le Ciel et la Terre étaient totalement apaisés.
En me contemplant dans le miroir de la lune, je me suis vu et soudain je vous ai vu, Bhagavan.
Vous étiez souriant.
Comme c’est étrange !
La lune brillante de la liberté venait juste de me revenir.
En un seul instant, tout ce à quoi j’ai cru, je l’avais perdu.
Dès lors, et à chaque instant qui suivit, je vis que rien ne m’avait quitté,
Et qu’il n’y avait rien à retrouver.
Chaque fleur, chaque caillou et chaque feuille me regarde et me reconnaît.
Où que se tourne mon regard, je vous vois sourire,
Le sourire de ce qui ne naît ni ne meurt.
Voilà ce que j’ai découvert en regardant dans le miroir de la lune.
Je vous ai vu, Bhagavan,
Vous êtes assis là, aussi solide que le Mont Mérou, aussi calme que mon propre souffle.
Vous êtes assis comme s’il n’y avait jamais eu la violence des tempêtes en ce monde.
Vous êtes assis en paix et libre.
Je vous ai trouvé Bhagavan, et je me suis trouvé.
Je suis assis, le ciel bleu profond est silencieux,
Les montagnes couvertes de neige sont peintes sur l’horizon, et le soleil chante sa joie.
Vous êtes mon premier amour, Bhagavan,
Vous êtes l’amour toujours présent, immaculé et vierge,
Ainsi jamais je n’aurai besoin d’un amour dont on dirait qu’il est « le dernier ».
Vous êtes la source, le courant d’une vie spirituelle,
Qui s’écoule depuis des millions de vies dans le samsara, mais qui reste pure comme au début.
Vous êtes ma paix.
Vous êtes ma solidité.
Vous êtes ma liberté intérieure,
Vous êtes le Bouddha,
Vous êtes le Tathagata.
Sans dévier,
Je souhaite nourrir en moi la solidité et la liberté,
Pour les offrir à tous les êtres.
Aujourd’hui et toujours.
- Poème Inédit de Thich Nhat Hanh
Le printemps
Printemps
Tout est lumière, tout est joie.
L'araignée au pied diligent
Attache aux tulipes de soie
Les rondes dentelles d'argent.
La frissonnante libellule
Mire les globes de ses yeux
Dans l'étang splendide où pullule
Tout un monde mystérieux.
La rose semble, rajeunie,
S'accoupler au bouton vermeil
L'oiseau chante plein d'harmonie
Dans les rameaux pleins de soleil.
Sous les bois, où tout bruit s'émousse,
Le faon craintif joue en rêvant :
Dans les verts écrins de la mousse,
Luit le scarabée, or vivant.
La lune au jour est tiède et pâle
Comme un joyeux convalescent;
Tendre, elle ouvre ses yeux d'opale
D'où la douceur du ciel descend !
Tout vit et se pose avec grâce,
Le rayon sur le seuil ouvert,
L'ombre qui fuit sur l'eau qui passe,
Le ciel bleu sur le coteau vert !
La plaine brille, heureuse et pure;
Le bois jase ; l'herbe fleurit.
- Homme ! ne crains rien ! la nature
Sait le grand secret, et sourit.
Victor Hugo
Extrait du livre de notre maître "Ce monde est tout ce que nous avons":
La ville où il ne restait qu'un seul arbre:
C'était une ville où il ne restait plus qu'un seul arbre. Ses habitants souffraient tous de désordres psychiques car ils étaient complètement coupés de la nature. Un jour, un médecin de la ville comprit de quoi souffraient les gens. Il établit donc, pour chacun de ses patients, le même diagnostic et la même ordonnance : "Vous êtes malade parce que vous êtes coupé de la Mère Nature. Vous allez, chaque matin, prendre le bus pour le centre ville et vous arrêter qu pied du seul arbre qui nous reste. Vous étreindrez son tronc pendant un quart d'heure en vous imprégnant de la belle couleur verte de son feuillage et du parfum de son écorce."
Les patients appliquèrent l'ordonnance à la lettre et, au bout de trois mois, ils se sentaient beaucoup mieux. Mais comme tant de gens souffraient des mêmes troubles et que le docteur leur donnait à tous la même prescription, la file de ceux qui voulaient embrasser l'arbre s'étira bientôt sur plus d'un kilomètre. Les gens commencèrent à s'impatier et le Conseil Municipal dut intervenir. Il décida de réduire la durée de l'étreinte de l'arbre à cinq minutes précises pour chacun, puis à une minute et en définitive à quelque secondes. C'est ainsi que s'épuisa le seul remède à la maladie des citadins.

Si nous ne sommes pas vigilants, nous pouvons bientôt nous retrouver dans la même situation. Souvenons-nous que notre corps n'est pas limité par son enveloppe de
peau. Il est autrement plus vaste. Nous savons que si notre coeur cesse de battre, notre flux vital cessera aussitôt. Mais nous ne prenons jamais conscience de tout ce qui, tout en étant
extérieur à notre corps, est aussi essentiel à notre survie que notre coeur......
Remerçions les arbres d'être là pour nous, offrons leur une
etreinte.....
